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Un concours... Spécial [Murtagh&Eriäma]
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Après tout,

Je suis là pour te mettre en danger.

Sinon, ta vie serait ennuyeuse...

Désormais,

Tu ne vis plus...

Tu survis.

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reglement
Un concours... Spécial

Centre équestre - 8h00

Des vans et des camions débordant du parking sur le bord des champs, des hauts-parleurs accrochés un peu partout, des boxs et des stalles installées pour l'occasion, un tracteur en train de lisser la grande carrière, des éclats de rires et des voix, des hennissements de chevaux et des claquements de sabots sur le sol, le soleil qui commence peu à peu à se lever, nous sommes bien à un concours hippique, l'un des plus importants de la région.

Beaucoup de centres équestres s'affrontent, tous les boxs sont pris, de nombreuses races de chevaux et de robes différentes. Il y a quelques cavaliers déjà en train de repérer leur parcours, en train de regarder leur ordre de passage ou encore en train de s'occuper de leurs chevaux lorsque les palefreniers sont occupés. D'autres sont en train de se recoiffer en laissant les palefreniers faire leur travail. Les moniteurs aident les plus jeunes à se repérer et expliquent le déroulement du concours malgré les entrainements. Et pour finir, d'autres sont déjà prêts, en train de sortir les chevaux des boxs pour aller les détendre.

A retenir !

~ Ordre de passage : Eriäma, Murtagh.
~ Passage du PNJ : Tous les deux posts.
(c)Val pour Merserin
Sam 4 Avr - 14:38
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Denoroi











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Gardienne des dragons

Un concours... Spécial


Il suffit de rendre l'impossible possible...



Elle était habituée à se lever tôt, elle aimait bien ça. Encore plus quand c’était pour aller en concours. Désormais, elle n’en fait plus trop… Mais pourtant, cette fois, elle en fera, un concours. Avec sa propre jument. A la base, elle accompagne ses élèves au concours pour voir comment ils s’en sortent, pour les encourager et pour adapter ses cours en fonction des difficultés et des erreurs de ses élèves. C’est son devoir de monitrice. Mais ce n’est pas une monitrice normale, qui fait des cours fixes… Non, elle donne des cours à ses élèves gratuitement en plus de ceux qu’ils payent. Pourquoi ? Elle voit en eux ce qu’elle rêvait d’être à l’époque, de continuer dans l’équitation de haut niveau et d’aller loin. Donc elle donne la possibilité à ses élèves de réaliser son rêve à sa place.

Elle arrivait donc au centre-équestre qui organisait ce concours, dans le grand camion bordeaux avec le sigle de son centre-équestre en blanc et en grand, avec deux de ses élèves assez grands à l’avant, les autres suivant le camion dans les voitures des volontaires. Les chevaux étaient assez énervés et piétinaient à l’arrière du camion. Une fois arrivée à destination, elle descend du camion et passe à l’arrière pour ouvrir la grande porte renfermant la dizaine de chevaux, elle laisse tomber la porte dans un bruit sourd puis monte dans le camion avec les cavaliers. Elle fait plusieurs allés retours pour mettre les chevaux dans les boxs réservés, en faisant des signes de tête aux personnes qu’elle connait.

Eriäma se dirige une dernière fois vers le camion, elle entre dans le véhicule pour aller chercher le dernier cheval installé, son cheval.  Elle sort du camion, un sourire sur les lèvres, tenant une longe bordeaux accrochée à un licol de la même couleur, bouclé sur la tête d’une jument pie palomino. Elle laisse la jument brouter l’herbe des alentours pendant qu’elle referme le camion. Habituellement, on aurait attaché les chevaux au camion, mais en l’occurrence, c’est un grand concours qui dure le week-end entier donc bon… Autant réserver des boxs. La voilà repartie, en faisant la bise à des amis cavaliers puis arrive devant le box où trône le nom de sa jument. Elle lâche sa jument dans le box et accroche laisse le licol sur ses affaires de concours avant de repartir pour aider ses élèves dans la mémorisation des parcours.

Elle revient quelques temps après, « de corvée » pour préparer le cheval d’un de ses plus grands élèves avec un parcours compliqué… Bien sûr, Eriäma étant « trop » gentille, elle avait accepté. En ce moment, on dit « trop bon, trop con », mais elle ignorait totalement cela. Elle entre donc dans le box d’un étalon alezan assez énergique et commence à le sortir du box pour l’attacher devant celui-ci. Elle le brosse pendant de longues minutes, le moindre grain de poussière faisant mauvaise impression face au jury. Elle finit par poser un tapis blanc sur le garrot de l’étalon et le fait glisser sur le dos de l’équidé, puis pose la selle havane par-dessus celui-ci. Elle le sangle puis finit par le brider.




(c)Val'

Sam 4 Avr - 16:41
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Y’a des noms, des mots dans la vie qui vous ramènent à des lieux, un temps où vous étiez bien, où vous étiez heureux.


Monter un cheval vous donne un goût de liberté.


L’extérieur du cheval exerce une infuence bénéfique sur l’intérieur de l’homme.


Notre amour est comme le vent. Je ne peux pas le voir, mais je peux le sentir.


Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.


Métier : Palefrenier
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Denoroï


Pour ravir un trésor, il a toujours fallu tuer le dragon qui le garde.


Les oreilles sont le chemin par lequel la voix s'en vient jusqu'au coeur.


Mieux vaut ami grondeur que flatteur.


J’aurai voulu te garder dans mes bras pour toujours mais l’éternité m’aurait paru trop courte.
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Dragonnier

Un concours... Spécial


Il suffit de rendre l'impossible possible...


Encore un concours. Cela n'arrête pas en ce moment. Concours par-ci, concours par là, il faut dire qu'il y en a à la pelle, et pour tout le monde. Du plus débutant au plus confirmé. Un concours de quoi ? Mais d'équitation voyons ! Alors, non, moi je ne fais pas de concours. Je ne monte d'ailleurs pas souvent... Du moins pas aussi souvent que j'aimerais. Souvent, le dimanche après midi je pars en balade, mais ça s'arrête là. Je suis palefrenier, pas moniteur ni même propriétaire. Je n'ai pas de cheval rien qu'à moi, c'est bien trop cher. Alors je me contente d'emprunter ceux du gérant du club. Ce n'est pas pareil, mais ça me va.

Aujourd'hui donc, comme je le disais, je suis à un concours. Je nettoie les crottins, les box, donne à manger et à boire aux chevaux, et aide à la préparation quand les cavaliers sont trop occupés. Certains diront que ce n'est pas un boulot gratifiant, que d'être le sous-fifre d'autres ne mène à rien. Mais j'aime mon travail, et même si parfois j'ai toutes les raison du monde de m'énerver contre mon patron, je me dis que je ne travaille pas pour lui mais pour les chevaux, et ça va tout de suite mieux.

Un box paillé de plus, un. Je pousse ma brouette remplie de litière sale, pour l'emmener sur le tas de fumier. Je dois déjà commencer à me faufiler entre tous les cavaliers à lors qu'il n'est que 8 heure du matin... J'abandonne là ma brouette et mon fourchet, pour me munir de ma pelle. Du crottin à ramasser, il y en a déjà, et c'est plus facile que faire des box alors qu'il y a plein de monde. J'en ramasse quelques uns, les déposant au passage sur le tas de fumier, j'aide au passage quelques jeunes cavaliers stressés qui ne savent pas ou donner de la tête, et surtout j'apprécie regarder et observer les chevaux qui défilent entre les box. Il y a du monde, et je n'apprécie pas vraiment cela. Je ne supporte pas d'être dans la foule, je n'aime pas les gens. Je préfère de loin les animaux.

Je m'appuie au bout d'un moment sur ma pelle. Je cours dans tous les sens depuis ce matin, et mes jambes ne sont pas contre de se reposer ne serait-ce qu'un instant. J'en profite pour observer les chevaux et leur cavalier, un petit sourire sur le visage. Oui, vraiment, j'aime ce que je fais. Les pieds dans la merde, la tête dans les étoiles comme on dit. Bien que j'ai l'impression que je ne suis pas entier. Qu'il me manque quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais je le sens. J'ai un vide en moi, pas que dans mon cœur, mais dans ma tête aussi. J'ai l'impression d'être l'ombre de moi même et qu'il me manque des parties de ma vie. Je ne sais pas comment m'expliquer cela, c'est bien trop étrange. Enfin soit, c'est sans aucun doute mon esprit qui me joue des tours, encore. Comme lorsque je lève le regard vers le ciel, et m'imagine parfaitement un dragon y déployer ses ailes, si bien que j'ai l'impression que cela est réel. Ridicule. Les dragons, ça n'existe pas, sinon ça se saurait.

Mon regard se pose sur une jeune femme, en train de préparer un cheval alezan. J'observe  ses mouvements, et détaille son visage. Oui, je regarde avec insistance, et alors ? C'est bizarre, j'ai une impression fugace de la connaître et pourtant je sais pertinemment que je ne l'ai jamais vu. J'ai une bonne mémoire des visages, et un aussi beau que le sien (quoi ? Il faut dire ce qui est!), je l'aurais reconnu. Je m'avance vers elle, un fin sourire sur le visage.

« Bonjour, besoin de quelque chose ? Je suis le palefrenier du club, Murtagh. »

Quel prénom aussi... Je sais pas où mes parents ont été le chercher ! On dirait que je sors tout droit du moyen-âge, ça fait super bonne impression, vraiment.

« J'ai l'impression qu'on se connaît, votre visage me rappelle quelque chose. »

(c)Val'

Dim 5 Avr - 20:53
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Denoroi











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Gardienne des dragons

Un concours... Spécial


Il suffit de rendre l'impossible possible...



Le travail que lui avait donné l’un de ses élèves, celui de préparer un cheval, ne la dérangeait nullement. Elle adorait les chevaux, pas seulement monter sur leur dos, mais rien que le contact avec eux la passionnait et la détendait, la faisait fuir de tous ses problèmes du quotidien. Si elle n’avait pas été monitrice, elle aurait sûrement été palefrenière. Dans tous les cas, un métier avec les animaux ou en particulier les chevaux. Ce n’était pas rare qu’elle parte en balade avec ses élèves, après les cours, quittant le monde de l’éducation, quittant le monde des concours. Juste trotter ou marcher dans une forêt, en été, avec un grand soleil. Ou encore piquer un grand galop dans une plaine, sous le soleil, à fond, en ne pensant plus à rien, ou avoir l’impression de… Voler.

Elle passe à la gauche de son cheval, le filet havane sur son épaule et déboucle le licol de l’étalon alezan pour le mettre sur son encolure. Elle avait le sourire aux lèvres, comme à son habitude, même lorsque c’est une situation embarrassante, elle était la joie de vivre incarnée, d’après ses élèves, ses collègues et les parents de ses cavaliers. C’était une femme relativement grande, avec de longs cheveux bruns et des yeux bleus. Elle passe sa main droite sous la tête du cheval pour la placer sur le chanfrein orné d’une liste pour attraper les montants du filet. Elle laisse le cheval prendre le mors de lui-même, puis elle boucle le filet. Elle se retourne lorsqu’elle entend des pas derrière elle, et son regard bleuté se pose sur un jeune homme qu’elle n’avait encore jamais vu, malgré les traits de son visage et ses yeux qui lui disaient quelque chose…

« Bonjour, besoin de quelque chose ? Je suis le palefrenier du club, Murtagh. »

Mais cette pensée était, selon elle, idiote. Si elle connaissait un des palefreniers de ce grand club, cela se saurait. Encore plus sachant que le centre-équestre pour lequel elle travaille n’est pas dans les bonnes grâces du club qui organise le concours… Mais après tout, le propriétaire de son centre-équestre a dit qu’ils gagneraient pour se venger du passé commun qu’il a eu avec le propriétaire de l’autre club. Eriäma ne doutait pas d’une victoire certaine, le niveau de ses cavaliers étant très bon. Enfin bon, les opposés s’attirent, non ? Son sourire ornant toujours ses lèvres, elle regarde et écoute le palefrenier, avec toujours cette étrange impression de le connaître… Sa voix, ses yeux… Idiot, non ?

- Enchantée, je suis Eriäma, monitrice au Guinefort. Si j’ai besoin de quelque chose, je sais désormais à qui m’adresser.

Quel nom, vous dites-vous ? En effet, elle-même ne sait pas vraiment quel était l’univers de ses parents, avant, pour lui avoir donné ce prénom… Mais elle ne pourra plus réellement leur demander, sachant qu’ils ne sont plus de ce monde. Pourtant, la nuit, éveillée, elle a souvent l’impression d’entendre leurs voix… Etrange, n’est-ce pas ? Autant que la pensée ayant traversé son esprit, connaître ce jeune homme nommé Murtagh. Mais c’est une impression vraiment très étrange, selon elle. C’est une impression très lointaine, mais pourtant très proche. Son esprit et sa mémoire ne connaissent pas ce jeune homme… Pourtant, son cœur semble le connaître. Perdue, elle reporte son regard sur l’étalon alezan, passant sa main dans les crins alezans pour les finitions de démêlage, puis laisse sa main passer sur la peau du cheval pour finir sur la sangle et re-sangler un petit peu.

« J'ai l'impression qu'on se connaît, votre visage me rappelle quelque chose. »

Elle termine de boucler la sangle avant de se retourner vers le jeune homme répondant au prénom de Murtagh. Aussi moyenâgeux que celui d’Eriäma, vous ne trouvez pas ? Un sourire étiré sur ses lèvres, elle plonge son regard bleuté dans celui de Murtagh. Cette impression ne l’avait pas quittée, et Murtagh avait la même. Pourtant, elle n’avait pas le réflexe de lui en parler… Encore plus étrange, non ?

- C’est possible, nous avons pu nous croiser à d’autres concours ou en ville, par exemple.

Mais c’était plus que ça… Son impression était plus forte qu’un simple regard échangé, qu’une simple conversation. Son cœur lui criait bien plus mais elle l’ignorait, sur le coup. Elle détacha le licol de l’étalon pour l’accrocher au bord du box avant de faire passer les rênes de couleur havane sur son encolure pour les prendre en main, quand, un appel retentit. Un appel tel que « Eriäma ! », un appel venant d’une voix qu’elle connaissait bien, trop, bien pour tout dire. Cette voix appartient au « propriétaire » de l’étalon qu’elle tient par les rênes, son élève le plus capricieux mais pourtant très doué. L’argent, qui fait le caprice, supposait Eriäma. Mais ce n’était pas son histoire, encore moins son fils pour tout dire… Elle ne supporterait pas un jeune homme aussi capricieux que celui-là. Elle se tourne vers le palefrenier, un sourire gêné sur les lèvres et une expression désolée sur le visage.

- Excusez-moi, Murtagh, mon élève est très… Impatient.

Son regard se tourne vers le cheval alezan parfaitement préparé, sellé, bridé, et elle commence à marcher en suivant le rythme des pas du cheval. Quand, tout à coup, une violente migraine la prit. Elle arrêta le cheval avant de poser son bras droit autant du garrot de l’étalon, et de coller sa tête à son encolure. Elle avait l’impression qu’on lui compressait le crane, qu’un marteau la frappait à plusieurs reprises. Son front posé contre les poils alezans de l’étalon, elle voyait, devant ses yeux, d’étranges images, des… Souvenirs.
Elle voyait des dragons, une guerre, des armées, du sang, des morts, des cadavres sur le sol, une plaine rougie par le sang versé en vain, de grandes flammes apparaissant dans le ciel. Elle entendait le martèlement de sabots des chevaux sur le sol, des cris d’enfants, des pleurs de bébés, le fracas du fer des épées, le bruit sourd d’armes contre des boucliers de bois, un rire strident. Elle se voyait, sur le reflet de l’eau. Blonde, blessée. Elle volait, dans le ciel, sur le dos d’un dragon, suivie par d’autres créatures volantes. Elle sentait des lèvres contre les siennes, des yeux bleus plongés dans les siens. Elle entendait des voix lointaines, et un mot sortait du lot. « Murtagh ». Elle voyait un jeune homme brun, aux yeux bleus, souriant. Elle sentait un poids sur son épaule. Elle entendait des pleurs d’enfant, devant elle, un enfant murmurant « Maman ». Un flash la sortit de toutes ses images. L’homme nommé Murtagh penchait dangereusement son visage vers le sien, avant de laisser ses lèvres s’emparer des siennes. Elle murmurait des mots, incompréhensibles… Sauf un « Je t’aime ».

Elle relève la tête, perdue, choquée, désorientée, troublée. La migraine était encore présente, mais pas autant. Elle se souvenait, désormais, malgré elle, elle se souvenait, des étranges souvenirs… Sortant tout droit du fantastique, du moyen-âge. Elle décale les hanches du cheval alezan qui ne comprenait pas grand-chose, et son regard se pose sur le dos du nommé Murtagh.

« Attendez, Murtagh. »

Elle espérait, au plus profond d’elle, que cet homme se souviendrait, lui aussi. Qu’il se souviendrait qu’ils s’aimaient.






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Sam 11 Avr - 17:19
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Y’a des noms, des mots dans la vie qui vous ramènent à des lieux, un temps où vous étiez bien, où vous étiez heureux.


Monter un cheval vous donne un goût de liberté.


L’extérieur du cheval exerce une infuence bénéfique sur l’intérieur de l’homme.


Notre amour est comme le vent. Je ne peux pas le voir, mais je peux le sentir.


Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.


Métier : Palefrenier
__________
Denoroï


Pour ravir un trésor, il a toujours fallu tuer le dragon qui le garde.


Les oreilles sont le chemin par lequel la voix s'en vient jusqu'au coeur.


Mieux vaut ami grondeur que flatteur.


J’aurai voulu te garder dans mes bras pour toujours mais l’éternité m’aurait paru trop courte.
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Un concours... Spécial


Il suffit de rendre l'impossible possible...


-Enchantée, je suis Eriäma, monitrice au Guinefort. Si j’ai besoin de quelque chose, je sais désormais à qui m’adresser.

Eriäma... Un prénom qui me sonnait doux à l'oreille. Un prénom tout aussi moyenâgeux que le mien, n'était-ce pas marrant ? Peut être que nos parents se connaissaient, pour avoir des goûts pareil.

« Heureux de vous rencontrez. N'hésitez pas à me demander, je serai ravi de vous aider. »

Cela était vrai. Je suis toujours ravi d'aider, encore plus lorsque cette personne ressemble à cette jeune femme. C'est ridicule, j'ai le cœur qui fait des bonds dans ma poitrine alors que ce n'est pas du tout mon genre. Je ne suis pas ce genre de personne à me jeter sur tout ce qui bouge, ni à croire aux coups de foudre. Je chasse ces idées là de ma tête, et tente de penser à autre chose. Je lui demande si nous nous connaissons, voulant savoir si ma mémoire me joue des tours.

-C’est possible, nous avons pu nous croiser à d’autres concours ou en ville, par exemple.

Et pourtant, il me semblait que nous nous connaissions mieux que cela. Que ce n'était pas qu'un simple regard échangé, qu'un simple bonjour adressé. J'avais l'impression de connaître cette femme, vraiment, et je ne sais pas comment cela était possible, car je me souviendrais si j'avais déjà parlé à cette femme. Enfin soit, ce n'est pas grave, mon cerveau doit me jouer des tours, voilà tout.

« Oui, c'est fort probable. »

J'allais engager la conversation sur un autre sujet, et puis quelqu'un appela Eriäma, à mon plus grand regret.

-Excusez-moi, Murtagh, mon élève est très… Impatient.

Un sourire cachant ma déception apparaît sur mon visage. Eh bien quoi, oui, je suis déçu de ne pas pouvoir parler plus longtemps avec Eriäma, je suis certain qu'on aurait pu bien s'entendre. Comment je le sais ? Oh, eh bien, l'intuition. J'ai toujours fonctionné à l'intuition, ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Enfin, soit.

« Mais bien sur. A toute à l'heure j'ose espérer. »

Je regarde quelques brèves secondes la jeune brune s'éloigner, avant de soupirer et de retourner à mon travail.Je rentre dans le box pour en changer la litière. Alors que je fais un tas de paille sale, une migraine pointe le bout de son nez. Pas une de ces petites migraines dont un peu d'air frais vous fait du bien, mais une bonne migraine décidée à vous enquiquiner comme il se doit. Je respire un grand coup, me disant que ça va bien finir par passer. Le travail doit être fait de toute façon, alors je sers les dents et continue ce que je suis en train de faire. Des images déferlent dans mon esprit et m'abrutissent comme il n'est pas permis. Un vertige me prend, et je sors du box cherchant désespérément de l'air dont mes poumons ont décidés de manquer. Je m'adosse au mur et ferme les yeux. Bon sang, mais qu'est ce que...

Des images passent en accélérée dans ma tête. Le bruir de la foule dans des rues étroites me martèle le crâne. Je vois des échoppes dignes du moyen-âge, des chevaux dont les sabots claquent sur les pavés, des femmes en robes longues, des gamins jouant et courant, et des hommes portant des épées à leur ceinture. Un immense château succède à ses images, dont les lumières sortant des fenêtres éclairent la nuit noire. Des gens chantent, dansent et festoient en contre bas, et une bonne humeur générale semble être au rendez-vous. Un village apparaît, des cris de peurs font place aux chants des enfants. Des flammes lèchent les murs de certaines maisons, des gens courent en tout sens, des hommes se battent avec des fourches et épées de pacotilles contre des êtres informes et répugnants.
Des orcs. Oui se sont des orcs car j'entends des femmes crier à leurs enfants de fuir, d'aller se cacher. Le décor change à nouveau, et je suis porté sur le dos d'un cheval, dans une grande plaine qui me semble reposante. J'aurais presque envie de rester là, dans ce calme, après les tumultes endurés. Un dragon. C'est bel et bien un dragon qui vole dans le ciel. Il est grand, majestueux, et je l'admire. Un main se pose sur mon épaule, je tourne la tête et sourit à la personne. Je suis dans mon corps mais pourtant ne le contrôle pas. Je ne comprends pas. Des lèvres se glissent sur les miennes, des mains parcourent mon corps, et j’enfouis mon visage dans une chevelure blonde. Ou suis-je ? Des mots effleurent mes oreilles, des mots doux, des mots ressemblant à « je t'aime ». Mais, qui suis-je ? Je tiens par la main un petit garçon, à qui je parle d'aventures, de dragons. A mes côtés se tient une femme, celle là même avec ses cheveux d'or. La scène change encore subitement, et je me retrouve face à cette femme... Je lève les yeux vers son visage, et un nom se détache de cette confusion. Eriäma. Et c'est la femme que j'aime.

C'est impossible... Tout cela est impossible... Ce n'est qu'une illusion, le fruit de mon imagination, mon esprit que me joue des tours, ou la chaleur qui y met du sien. Non, tout cela ne peut pas être vrai. Et pourtant, ça expliquerait bien des choses... Comme pourquoi mon prénom est si original, pourquoi je rêve parfois de dragon, et cette étrange impression persistante de connaître cette jeune femme. Et aussi les bonds qu'a fait mon cœur en la voyant. Je suis paumé, vraiment.

-Attendez, Murtagh.

Je tourne la tête vers la personne qui m'appelle. Eriäma... Mon cœur s'emballe une fois de plus et me crie d'aller la prendre dans mes bras. Bon sang, comment est-ce que vous prendriez cette vision vous ?

« Je... »

Trouve quelque chose en rapport avec votre autre vie ! Trouve quelque chose bon Dieu ! Quelque chose pour ne pas passer pour un sombre abruti si tout cela n'est qu'une hallucination. Étrange, j'en conviens, mais ça le serait encore plus si tout ce que j'ai vu est vrai. Je réfléchis à tout va, et crois me souvenir du nom de son dragon fétiche.

« Nessagias, ça vous dit quelque chose ? »

Je suis partagé entre l'espoir que cela soit vrai et la peur. L'espoir d'avoir quelqu'un à aimer, protéger, d'avoir vécu quelque chose d'impossible. La peur d'être loin de mon pays, de mes dragons... non, de nos dragons. Mais ce ne sont pas de simples images que j'ai vu. Mon cœur et ma raison me crient que tout cela ne sont pas que des images, de l'invention. Mais que tout cela est bel et bien réel, que je viens bien d'un autre endroit, d'un autre monde. Un monde ou la magie est présente, un monde ou le sang coule à flot sous les guerres... Ça fait peur de se dire que tout cela est réel. C'est si différent d'ici.

Je fais quelques pas en direction d'Eriäma. Je sens mon estomac se contracter. Je l'aime, profondément, et ça, c'est pas une hallucination. Et puis, finalement, je n'y tiens plus. Sur une pulsion, je la prends dans mes bras, posant une main sur ses cheveux, une autre dans son dos. J’enfouis mon visage dans sa chevelure, et respire son parfum. J'ai la confirmation que tout ça n'est pas qu'un rêve. C'est bien réel. Je tiens dans mes bras la femme de ma vie, et je ne compte pas être séparé d'elle à nouveau. Le vide qui était présent dans mon cœur semble être comblé, et je me sens entier. Je recule ma tête, juste pour pouvoir observer le visage d'Eriäma. Je souris largement en redécouvrant ses traits. Elle m'avait manqué sans même que je soupçonne son existence.

(c)Val'

Lun 13 Avr - 12:41
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Gardienne des dragons

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