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On ne vous a donc rien appris, enfant ? [ Eliana ]
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Mercenaire

   
On ne vous a donc rien appris, enfant ?

   
   
... On se connait ?

   
Il était parti bien des années avant, de longues années, de guerres pour certaines contrées ou de paix pour d’autre. Désormais, c’est la guerre qui ravage toutes les contrées qu’il a pu traverser ces derniers temps. Tous les villages sont déserts en ce moment, et Seraën n’avait pas manqué de le remarquer. Il trouvait de moins en moins de clients assez « riches » pour s’offrir ses services. Tous sont terrés chez eux, la peur recouvre Denoroi comme une mère couvre son enfant avant qu’il s’endorme. L’elfe était parti de longues années avant. Supporterez-vous tous les regards qu’il a dû supporter ? Ses regards sombres, obscurs, diaboliques même ? Ses personnes qui vous dévisagent sans vous connaître ? Sans doute que non.

Il avait tout repris à zéro. Son nom, déjà, passant de Nimuë à Seraën, beaucoup plus masculin selon lui. Il voulait à tout prix quitter le rang de « bâtard du Roi » qui lui était donné bien trop souvent à son goût. Alors il avait erré, erré de longues années sans résidence fixe, passant du taudis campagnard perdu à un champ en culture, ou bien sur le dos de son fidèle destrier. Il n’était pas pauvre, loin de là, il n’était pas parti de la cour Royale sans prévoir. Bien nombreuses sont cependant, les fois où il s’est rendu dans des forges perdues pour acheter des armes, la meilleure forge était de loin celle qui trônait fièrement non loin de Cirth. Les meilleures armes, les plus tranchantes, les plus légères. Seraën s’était aussi arrêté pour acheter des flèches, car ce n’était pas le tout d’avoir un arc, il fallait aussi avoir de quoi tirer et tuer, par la même occasion.

L’elfe s’était donc retrouvé à Cirth, la capitale du royaume elfique, royaume encore gouverné par son lâche de père. Il avait sûrement trop changé pour que son propre père le Roi puisse le reconnaître, mais il avait toujours les mêmes yeux. Les mêmes yeux d’un bleu profond qui trahissait –malheureusement, c’était souvent à son désavantage- ses émotions, aussi infimes soient-elles. Il avait laissé son cheval à un garçon d’écurie qui osait sortir de chez lui, du confort familial, pour se faire de l’argent en ces temps durs. Cirth est beaucoup moins bondée qu’avant, mais, il y a quand même des hommes et des femmes – des elfes, tous- à se risquer d’aller dehors. Tous armés, d’après ce qu’il avait vu.

Il marchait, dans les rues presque désertes, et tournait alors la tête vers les forges, les magasins, en grande partie fermés. Il pouvait donner l’impression qu’il était perdu, mais non, il savait parfaitement où il allait. L’habit ne fait pas le moine, dit-on souvent. C’est alors qu’il s’heurta à une masse. Une silhouette fine comme celle-ci ne pouvait être qu’une femme. Malheureusement pour celle-ci, il n’était pas du tout d’humeur charitable et était presque à bout de nerfs malgré la sagesse antique de l’elfe.

« On ne vous a donc jamais appris à regarder devant vous ? »

Sa voix était sèche, ferme, sans la moindre émotion. Mais ce n’était pas une voix désagréable. C’était une voix monotone. Il haussa un sourcil lorsque l’elfe qui lui faisait face semblait encore dans ses rêveries. Le comportement de certain laisse à désirer, vraiment.

« Et on dirait que regarder ses ainés lorsqu’un d’entre eux vous parle, ne fait pas partie de votre éducation non plus, enfant. »

   

   
(c)Val'

   
Lun 9 Mar - 20:54
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Denoroï


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On ne vous a donc rien appris, enfant ?

   
   
... On se connait ?

   
Eliana marchait à vive allure dans la rue, avec dans ses bras des sacs remplis de toutes sortes de matériaux pour sa forge. Elle croulait sous les demandes d’armes, il fallait qu’elle y réponde. Mais les matériaux ne tombent pas du ciel, et il faut quelqu’un qui se dévoue pour aller les chercher en ville. Parce qu’avant, la jeune elfe pouvait compter sur une dame de plusieurs siècles son aînée, mais après les événements de ses derniers temps, cette dame préférait de loin être cloitrée chez elle. Ce n’est pas en restant terré comme des rats que les choses vont s’améliorer ! Eliana pestait contre tous ceux qui était trop lâche pour faire face aux temps durs. Mais d’un autre côté, il fallait comprendre les gens. De nombreuses personnes avaient une famille, des proches, et ils ne souhaitent pas les voir mourir. Ce qui est compréhensible.

Cependant, Eliana n’a plus de famille. Du moins, il lui reste sa mère, mais celle-ci ne fait pas partie intégrante de sa vie. Alors pour elle, le fait que les rues sont moins sures qu’avant ne lui importe que peu. Elle a des amis, certes, mais elle les sait assez prudents et débrouillards pour faire face à une quelconque attaque. Preuve en est avec Oliana. Elle avait faillit y passer, mais heureusement, elle était assez valeureuse pour se battre contre une troupe d’orc, sans compter un elfe –dont Eliana ne connait que le nom-, qui avait été là pour leur sauver la peau.

Outch ! La brune venait de percuter de plein fouet un homme –elfe, évidement, plus aucune autre race ne s’aventure hors de ses territoires. Un elfe donc, venait de rentrer en collision frontale et violente avec une Eliana perdue dans ses pensées. Ou plutôt, c’est Eliana qui lui est rentrée dedans, à ne pas regarder où elle allait. Heureusement pour elle que ce n’est pas sur une troupe d’orc qu’elle était tombée, sinon elle ne serait déjà plus de ce monde.

« On ne vous a donc jamais appris à regarder devant vous ? »

Oh, eh bien surement que dans un passé plutôt proche, la très chère mère de l’elfe lui avait appris les bonnes manières, l’élégance destinée aux nobles, cette classe à toute épreuve. Mais il faut croire que la jeune fille n’a gardé que les manières chaleureuses, voir rustres parfois, de son défunt père. Enfin soit. La n’est pas la question. Ou plutôt si, mais Eliana ne comptait pas y répondre. Il vaut mieux se taire, parfois. Eliana n’avait pas envie de subir encore des représailles pour son insolente insolence.

« Et on dirait que regarder ses ainés lorsqu’un d’entre eux vous parle, ne fait pas partie de votre éducation non plus, enfant. »

Cette voix sonnait étrangement aux oreilles pointues de la brune. Ces paroles étaient sèchent, mais elle ne le percevait pas comme cela. Elle aurait presque dit que cet homme était ennuyé plutôt que désagréable. Et puis, cette voix... Cette voix sonnait douce aux oreilles d’Eliana. Comme si elle la connaissait déjà. Une simple impression, un sentiment enfuit au fond d’elle. Elle entendait beaucoup de monde parler, lorsqu’elle se promenait en ville, ou même lorsque des personnes venaient à sa forge. Elle avait juste dû croiser cette personne, une fois. Elle releva finalement son nez, et son visage vers celui de l’homme.

« Excusez-moi, j’étais dans mes pensées, je ne... »

Elle se stoppa dans sa phrase. Ce visage. Ces traits. Ces yeux. Ce nez. Cette bouche. Ces cheveux. Un souvenir enfuit au plus profond d’elle rejaillit à la surface, porté par la vision de cet homme. Cet homme... Ne serait-il pas...

« Nimuë ? »

Eliana en était presque sure. Il s’agissait là du bâtard du roi. Bien qu’elle détestait cette appellation. Pour elle, Nimuë est un elfe qu’elle n’a pas vu depuis de longues, longues années déjà. Depuis qu’elle est enfant en fait. Elle le considérait comme le grand-frère qu’elle n’a jamais eu, et continue toujours à le croire, quelque part au fond de son cœur. Ils avaient tous deux une complicité à toute épreuve lorsqu’elle était petite. Et puis, Nimuë était parti. Loin, pour ne plus revenir. Eliana en avait pleuré, mais c’était une enfant, et elle s’en était remise. Malgré le fait que le visage de l’homme n’a jamais quitté sa mémoire, ni même son cœur. Oui, elle en était sure. C’est bien lui qui se tient debout devant elle. Un grand sourire s’afficha sur son visage. Elle ne regrettait décidément pas d’être sortie aujourd’hui.


   

   
(c)Val'

   
Mar 10 Mar - 20:44
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Mercenaire

   
On ne vous a donc rien appris, enfant ?

   
   
... On se connait ?

   
Le Mercenaire était troublé. Troublé d’être de retour à Cirth, là où il a passé sa plus tendre enfance et la partie de sa vie la plus insupportable et épuisante. Beaucoup pensent que la vie à la Cour Royale, elfique qui plus est, est de tout repos. De tout luxe. De toute beauté. Du point de vue de Seraën, c’était tout le contraire. Et la seule fois où il remercierait son père, le propre Roi des Elfes, serait pour avoir accepté de le laisser suivre les cours de combat et de maîtrise des armes en même temps que son demi-frère, l’héritier direct du trône lorsque son père rejoindra ses ancêtres défunts, au ciel, en paix, à se moquer des humains et de leurs conflits inutiles. Il sera là, dans le ciel, à mépriser les elfes qui ne seront pas au goût de ses attentes… Ou même à se moquer de son propre fils ou à menacer de le tuer. Ce n’est pas car il a suivi des cours de bonnes manières, de combats, ou autres, que l’héritier sera à la hauteur des attentes de son père. Seraën était bien heureux de ne pas être l’héritier légitime, c’est dans des réflexions comme celles-ci qu’il était heureux d’être nommé « le bâtard du Roi ».

Dès son plus jeune âge, Seraën côtoyait les chevaux. Les chevaux Royaux, les chevaux de l’armée royale. Il était déjà doué dans l’art du combat et des lames, suivant un entraînement intensif. Au tir de flèches, aussi, il ne ratait jamais sa cible. Encore maintenant, il reste doué. A l’époque, son père avait accepté de lui « offrir » ces cours, car d’après lui, Seraën n’aurait jamais eu d’avenir même en sachant se défendre. Preuve que le Roi peut se tromper, Seraën est devenu mercenaire, et apprécié de ses clients. Cirth n’avait pas changé, c’était la même capitale elfique que dans ses vieux souvenirs. Toujours aussi vaste, autant habitée. La seule différence était qu’il y avait nettement moins de monde dans les rues que dans ses souvenirs. Avant, enfant, il avait du mal à se déplacer dans les ruelles sans heurter quelqu’un. Maintenant, c’est beaucoup moins fréquenté. Mais on dirait que des personnes trouvent encore moyen d’heurter quelqu’un…

Une elfe, une enfant qui plus est, le percuta de plein fouet, alors qu’il avait tourné le regard une seconde avant. Même si cela avait été lui qui était en tort, il ne l’aurait pas avoué. Seraën est un elfe, elfe bien trop fier pour dire que c’est de sa faute si un jour il heurte quelqu’un. A bout de nerfs d’être revenu dans cette capitale, il ne tarda pas à demander à l’enfant si on lui avait appris à regarder devant elle. Il n’eut pas de réponse à sa question, et l’enfant resta tête orientée vers le sol. Seraën était bien plus grand qu’elle, en taille et en âge, dix centimètres de plus que l’enfant, sûrement. Agacé du comportement de l’elfe, il fit remarquer que regarder les personnes qui lui parlent ne faisait sans doute pas partie de son éducation non plus. Lui, il n’avait jamais eu ce problème… L’éducation royale, sûrement. L’elfe qui lui faisait face releva enfin la tête et s’était le visage… D’une elfe qu’il n’avait jamais vue, encore.

« Excusez-moi, j’étais dans mes pensées, je ne... »

Seraën haussa un sourcil lorsque l’enfant se stoppa dans sa phrase. A cette époque, les elfes sont donc élevés par leurs parents acceptant le fait qu’ils se stoppent dans leur phrase ? Non, il ne pensait pas. L’enfant le détaillait, minutieusement, une expression indescriptible sur le visage. Le mercenaire resta de marbre. Que faisait-elle ? Pourquoi acceptait-il qu’elle le détaille de cette façon ?

« Nimuë ? »

Horrifié. Voilà ce qu’était Seraën lorsque l’enfant prononça son nom de naissance, ce nom apportant tellement de fardeaux, ce nom féminin, ce nom qui ne supportait plus. Qui était cette enfant pour connaître son nom ? Rêvait-il ? Avait-il mal entendu ? Tant de questions sans réponses directes se bousculaient dans sa tête. Il attrapa le bras de l’enfant – d’ailleurs chargé de sacs d’achats-, le serrant d’une force qu’il ne contrôlait pas. Seraën avait totalement changé d’expression. Il était horrifié, torturé, et il tremblait. De rage ? Lui-même ne le savait pas. Il se pencha à l’oreille pointue de l’enfant, laissant son regard passer d’un passant à un autre. Toujours horrifié.

« Qui êtes-vous pour me connaître sous ce nom ? » lâcha-t-il en un souffle court.

Il ferma les yeux, essayant de se calmer. Il était tout sauf rassuré que quelqu’un en ce monde le connaisse – et surtout le reconnaisse – sous ce nom. Encore moins une elfe qui semblait avoir deux cents ans  de moins que lui minimum. Il n’avait pas lâché le bras de l’elfe, et il argumenta sa remarque.

« En ces contrées, on me connait sous le nom de Seraën. Alors comment connaissez-vous ce nom ? »

Il lâcha le bras de l’enfant qu’il serait fort, sans s’en rendre compte. Il fixa l’elfe dans les yeux, le regard tout à coup assombrit et un air très sérieux sur le visage. Il n’était pas d’humeur à plaisanter. Pourquoi avait-il murmuré en parlant à la brune devant lui ? Les murs ont des oreilles à Cirth, et Seraën l’a toujours su, voilà pourquoi il chuchotait, sa vie en dépendait. Personne n’est à l’abri en ville, que ce soit du danger ou des rumeurs.


   

   
(c)Val'

   
Mer 11 Mar - 13:25
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Une belle journée pour faire ses courses ? Non, pas vraiment. Le ciel est gris sur Cirth, un peu comme l’ambiance générale qui règne sur Denoroï. Et puis, plongée dans ses pensées, Eliana percuta de plein fouet un elfe, qu’elle reconnue aussitôt qu’elle posa les yeux sur son visage. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vu, qu’elle n’espérait même plus un jour recroiser sa route. Et pourtant...

A peine Eliana avait-elle prononcé le nom de Nimuë, que celui-ci l’empoigna vivement par le bras. L’elfe en lâcha ses affaires, qui s’écrasèrent au sol dans un affreux bruit de métal grinçant. Elle ne s’attendait pas à une telle réaction de la part de l’elfe qu’elle connait depuis qu’elle est petite. Petite... Voilà surement pourquoi il ne l’a pas reconnue. Eliana a grandit –beaucoup même-, alors que Nimuë est resté le même.

« Qui êtes-vous pour me connaître sous ce nom ? »

La brune était sans voix. Cet homme avec qui elle avait pu être si complice lui faisait maintenant froid dans le dos. Le souffle de sa voix basse à son oreille lui procura un frisson qui se répandit sur sa peau. Elle ne savait quoi répondre. Le pouvait-elle simplement ? Il lui semblait que son âme et osn corps était deux personnes distincte. Elle n’était même pas sure de pouvoir ne serait-ce que de bouger le petit doigt.

« Lâche-moi... »

Ce fut une demande à peine murmurée de la part d’Eliana, presque inaudible –à part peut être pour les oreilles si affutées des elfes. Elle était là, debout, le bras broyé par la main de l’elfe, et son grand sourire s’était volatilisé. Elle était trop abasourdie par cette réaction pour se libérer voir même répondre de manière claire. Il est impressionnant comme les gens que nous aimons peuvent nous empêcher de faire quoi que ce soit, simplement parce qu’ils nous surprennent. Et pas forcément dans le bon sens.

« En ces contrées, on me connait sous le nom de Seraën. Alors comment connaissez-vous ce nom ? »

Lorsque l’elfe daigna enfin lâcher le bras d’Eliana, celle-ci posa son autre main dessus, se massa distraitement ce membre broyé. Distraitement ? Oui, car son attention était toute portée sur l’ancien Nimuë. Son regard était plongé dans le sien. Ce visage sérieux et fermé, et se regard noir la clouait sur place. Elle qui avait connu un elfe sympathique avec elle, voilà qui changeait du tout au tout. Mais c’était parce qu’il ne la reconnaissait pas. Oui, s’était surement pour cela.

« Je... Mon père... » Eliana bégayait comme une gamine ayant fait une bêtise, et elle se maudissait pour cela. Après un petit raclement de gorge, elle reprit. « Mon père était forgeron, et j’ai repris le flambeau... C’est moi, sa fille... Eliana. »

Elle espérait sincèrement que Nimuë, enfin Seraën, la reconnaisse. Elle avait tant espéré le revoir un jour, que s’il ne se souvenait plus d’elle, alors ça serait une immense déception pour elle. Les liens que l’on crée avec le cœur sont bien plus puissants que ceux créés par le sang. Mais ils sont aussi beaucoup plus douloureux lorsqu’ils sont brisés. C’est pour cela qu’Eliana avait pleuré son départ lorsqu’elle était petite.

Mais maintenant qu’elle retrouvait Nimuë, elle ne savait pas comment réagir. Et s’il ne la reconnaissait pas ? Et s’il se fichait d’elle ? Et puis, ces retrouvailles n’étaient pas forcément des meilleures que l’on puisse espérer. Ils auraient pu se retrouver plus chaleureusement, mais il faut croire que le sort en a décidé autrement.
   

(c)Val'


Mer 11 Mar - 20:09
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Mercenaire

   
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A bout de nerf, voilà ce qu’était l’elfe. Juste en arrivant à Cirth, ville où il a grandi et vécu, cela l’avait mis en rogne et à bout de nerf. Pourquoi était-il là ? Seul lui le savait. Qui reviendrait dans une ville qui lui a causé tant de souffrance ? La ville où trône son propre père ? Qui reviendrait après tant d’épreuves en dehors de ces frontières elfiques, de combats, de guerres, de rencontres, de meurtres, de blessures… Qui ? Sûrement Seraën, lui seul serait capable d’une folie identique à celle-ci. Mais ses nerfs furent à vif quand quelqu’un prononça son ancien nom, son nom de naissance, ce nom horrible qui est tout simplement Nimuë. Cette elfe, cette enfant brunette, aux yeux luisant d’innocence, et de peur, quand le Mercenaire lui empoigna le bras, de surprise et d’horreur, et qu’il demanda qui elle était pour le connaître sous ce nom, nom coupable de tous ses maux. Qui était-elle pour connaître ce nom, à son âge, en pleine jeunesse ? Si elle savait ce nom, elle savait sûrement son surnom. Le bâtard du Roi. Lorsque l’enfant lâcha ses sacs d’achats et que le métal résonna sur le sol pavé de la capitale Elfique. Il ferma les yeux, laissant le fracas des matériaux disparaître peu à peu de ses oreilles. D’ailleurs, pourquoi une enfant marchait-elle avec des métaux dans son sac ? Voilà une question de plus que le mercenaire se posait. Seraën rouvrit les yeux, un air sérieux, horrifié sur le visage. De l’horreur. Voilà ce qui se répandait dans son corps lorsque l’enfant prononça ce nom. Ce nom si désagréable à entendre…

« Lâche-moi... »


Cette demande murmurée ne parvint pas aux oreilles pointues du Mercenaire. Il avait sûrement entendu, mais il ne s’était pas exécuter. Sûrement parce qu’il était trop choqué, ou qu’il ne se rendait pas compte de ce qu’il faisait, qu’il était littéralement en train de broyer le bras d’une enfant. Trop d’émotions se mêlaient en Seraën, ce qu’il ne contrôlait plus du tout. Il expliqua alors qu’on le connaissait uniquement sous le nom de Seraën et non de Nimuë, au jour d’aujourd’hui, dans ces contrées aussi lointaines soient-elles. Il lâcha enfin le bras de l’enfant en se reculant pour la regarder. Elle ne lui disait rien. Mais… Elle lui semblait avoir un air familier… Mais il ne se souvenait de rien. Sûrement une impression. Oui, une impression… Il le fixait, un air ferme sur le visage. Pourquoi fallait-il que ça lui arrive maintenant, après des années, d’être reconnu sous le nom de Nimuë ?

« Je... Mon père... »

Il haussa un sourcil. Quel était le rapport avec le père de cet enfant ? Qui était cette personne et pourquoi… cette gamine l’avait reconnu ? Il passa sa main dans ses cheveux en fermant les yeux, régulant son souffle et calmant ses nerfs en faisant ce qu’il pouvait. L’enfant racla sa gorge, et Seraën ne pouvait plus attendre d’avoir sa réponse. Enfin, l’enfant termina sa phrase, sans encombres cette fois-ci.

« Mon père était forgeron, et j’ai repris le flambeau... C’est moi, sa fille... Eliana. »

Seraën fut pris de court. Tout lui revenait maintenant, loin, loin dans son passé. Cette enfant avait fait partie de son passé et désormais de son présent. Il était… déboussolé. Il tourna la tête à droite, passant sa main sur son front. Comment avait-il pu être aussi… froid, sec, avec cette enfant, celle avec qui il était complice de longues années plus tôt.

« Que… Eliana ? Je… »

Il ne trouvait plus ses mots, il se retrouvait comme Eliana quelques temps plus tôt. Sauf que lui, il avait des choses à se reprocher. Il se baissa pour ramasser ce qui était tombé par sa faute un peu plus tôt. Il se releva et donna les sacs à l’elfe brune.

« Je suis désolé, Eliana. C’est que tu… as grandi, vraiment grandi, et changé, par la même occasion. »

Il passa sa main sur sa nuque, troublé. Le mercenaire était en position de faiblesse, ce qui ne lui était pas arrivé depuis… de très longues années. Son regard bleu se posa sur la main de l’elfe, toujours en train de se masser le bras, là où Seraën l’avait empoignée. Et il l’avait compris.

« Désolé pour… ton bras. Il y a bien longtemps que je n’ai pas entendu ce nom, et c’est quelque chose qui me met hors de moi. Désormais c’est Seraën, et non Nimuë ou encore… »

Le mercenaire tourna la tête de droite à gauche, son regard se posant sur les passants à quelques mètres d’eux. Il ne voulait pas que quelqu’un l’entendre mise à part Eliana, qu’il avait envie de prendre dans ses bras, de retrouver la proximité qu’il avait avec elle, il y a des années déjà.

« Ou encore le bâtard du Roi. »



   

   
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Mer 11 Mar - 20:54
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« Que… Eliana ? Je… »

La dite jeune femme esquissa un sourire tandis qu’elle voyait Seraën ainsi gêné. Elle ne lui en voulait pas. Lorsqu’il se pencha pour ramasser ses affaires tombées plus tôt, Eliana aurait voulue se baisser elle aussi pour l’aider, mais à peine cette pensée lui frôla l’esprit que l’elfe lui tendait ses sacs de courses.

« Merci. »

Un simple mot lancé par reflexe. Car elle était polie, un minimum, contrairement à ce que lui avait dit Seraën plus tôt. Elle n’est pas un de ces nains qui vivent dans leurs cavernes, entourés de leur précieux or.

« Je suis désolé, Eliana. C’est que tu… as grandi, vraiment grandi, et changé, par la même occasion. »

Elle comprenait parfaitement le fait qu’il ne l’a pas reconnu. Enfin... Sa réaction à l’entente de son prénom était comme même un peu exagérée. Non ? Eliana savait bien que le nom de Nimuë l’avait toujours irrité, parce qu’il était trop féminin à son goût, parce qu’il lui rappelait qui il était. Mais de là à changer de nom, il y a de la marge tout de même. Enfin soit, elle ne jugeait pas le choix de l’elfe. Loin de là. Si ce changement pouvait lui rendre la vie meilleure, elle comprenait parfaitement ce choix.

« Désolé pour… ton bras. Il y a bien longtemps que je n’ai pas entendu ce nom, et c’est quelque chose qui me met hors de moi. Désormais c’est Seraën, et non Nimuë ou encore… »

Eliana haussa les épaules lorsque son ami –car il l’était toujours, n’est ce pas ?- lui demanda pardon pour son bras. La brune se massait plus machinalement qu’autre chose. Il est impressionnant comme on ne sait jamais quoi faire de ses mains dans des situations... Etranges.

« Ou encore le bâtard du Roi. »

Eliana posa une main sur l’épaule de Seraën, lui pressant légèrement.

« Tu n’as donc jamais arrêté de penser à ce titre ? Et puis, tu sais, pour moi, tu n’as jamais été le bâtard du roi. Juste un elfe en qui j’ai beaucoup d’estime. »

Sur ces mots, un grand sourire illumina le visage d’Eliana. Elle ne mentait pas : elle aimait beaucoup Seraën. Rien ne pourrait changer à cela, et encore moins son sang. Il n’en était pas responsable, alors pourquoi toujours en tenir compte ? Ce n’est pas le sang qui définit qui nous sommes, mais nos actes et nos paroles. Après quelques instants à fixer son ami de toujours dans les yeux, la jeune elfe s’approcha de lui et le pris dans ses bras. Qu’il est bon de se tenir près de ceux qui nous sont chers. Elle ferma les yeux, sa tête appuyée sur l’épaule de l’elfe, ses bras entourant son torse, comme une enfant accroché à son père. Ou son grand-frère. Savourant ces retrouvailles.

Elle se recula finalement d’un pas ou deux, après cette étreinte qui lui confirmait que l’homme en face d’elle n’était pas un mirage.

« Je suis tellement heureuse de te revoir. Tu ne sais pas à quel point. »

   

   
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Ven 13 Mar - 18:08
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... On se connait ?

   
Il se serait attendu à tout, sauf à cela. Il se serait attendu à trouver des orcs, des drows ou encore des dragons au détour d’une ruelle, sauf à trouver celle qu’il considérait comme sa sœur, sa petite protégée… Qu’il n’avait pas reconnu. Seraën était parti bien des années avant, quand l’elfe n’était encore qu’une enfant, et que son père était encore dans ce monde et respirait l’air sanglant de Denoroi. C’est alors que le Mercenaire s’excuse, auprès de cette amie de toujours, pour son comportement et ses actes peut sympathiques à son égard. Il ne contrôlait pas sa force et ne savait que trop peu ce qu’elle pouvait causer. Il savait manier l’arc, l’épée et d’autres armes, il savait qu’il pouvait tuer tout type de créatures, mais il ne savait pas ce qu’il pouvait faire quand il entendait son nom de naissance. Nom causant tous ses maux. Nom qui causera sa perte. Nom désagréable à entendre. Nom désagréable à dire. Nom représentant qu’une seule chose, le bâtard du roi. Nimuë. Le mercenaire releva les yeux vers Eliana lorsqu’elle posa sa main sur son épaule.

« Tu n’as donc jamais arrêté de penser à ce titre ? Et puis, tu sais, pour moi, tu n’as jamais été le bâtard du roi. Juste un elfe en qui j’ai beaucoup d’estime. »


Un sourire à la fois triste et réel étira les lèvres du mercenaire. Un sourire « complet ». L’une des particularités de l’elfe était qu’il ne souriait que d’une moitié de son visage. Sourire pouvant apparenter à de la provocation, de l’insolence, mais il aimait ça. Cela ne le dérangeait pas du tout. Et ce sourire narquois était souvent la seule et dernière chose que ses victimes voyaient. Un grand sourire sur les lèvres, il fixait l’elfe brune qui lui faisait face. Cela faisait de nombreuses et de longues années qu’il n’avait pas eu un sourire pareil… La dernière fois remontait à sa dernière visite à la forge du père d’Eliana avant qu’il ne parte voyager dans toutes les contrées à la solde des plus offrants.

Les yeux du mercenaire se perdaient dans ceux de l’enfant en face de lui. Il revoyait tous ses souvenirs heureux avec elle et son père défiler devant ses yeux. Comme il est bizarre de revoir tant de souvenirs après tant d’années d’ignorance, non ? Pour l’elfe mercenaire, cela était troublant. Trop troublant. C’est alors qu’il fixait Eliana, lorsqu’elle le prit dans ses bras. Il ne s’y attendait pas. Encore moins que les retrouvailles avec l’enfant… Il avait eu peur, oui, pour l’une des premières fois de sa vie, il avait eu peur, peur de la blesser physiquement… et moralement. Seraën la sera dans ses bras, posant sa tête sur l’épaule de l’enfant et en mettant son visage dans les longs cheveux bruns de son amie d’enfance. Il passa une main sur ses cheveux avant de fermer les yeux pour savourer l’étreinte de celle qu’il considérait comme sa petite sœur. Son sourire illuminait toujours son visage sombre, abimé, et fermé, depuis des années. Il fixa de nouveau l’enfant lorsqu’elle stoppa l’étreinte et qu’elle se recula.

« Je suis tellement heureuse de te revoir. Tu ne sais pas à quel point. »

S’il n’avait plus aucune notion de ce qu’était l’action de pleurer, il aurait sûrement versé une larme. Mais il ne le fit pas et il ne le fera jamais. Il ne sait pas ce que c’est de pleurer. Il ne sait plus. Il a oublié. Seraën est désormais forgé, sombre, fermé, créé pour la guerre et pour combattre, après toutes ses années d’errance dans les contrées.

« Moi aussi, je suis heureux de te revoir, Eliana. Tu es devenue une belle et jeune elfe. »

Son sourire ornant toujours ses lèvres, il baissa le regard pour se poser sur les sacs qu’Eliana tenait ; il releva les yeux pour les plonger dans ceux de la jeune elfe.

« A ce que je vois, la forge familiale marche toujours aussi bien. Cela ne m’étonne pas, en ces temps de guerres. Il faudrait que je songe à venir racheter des armes. »

En effet, à force de sauver des humains ou encore des nains – oui, le mercenaire avait rencontré des nains malgré la haine des elfes envers les nains depuis des lustres -, ses armes commençaient à s’user. Et à rougir du sang de ses ennemis par la même occasion.

« Après tous mes voyages, dans toutes les contrées, les armes de ta forge ont toujours été les meilleures. Depuis le temps, je les ai encore… Et je ne dis pas ça parce que je te connais, c’est une parole d’elfe, ainsi qu’une parole de mercenaire. »

   

   
(c)Val'

   
Mer 25 Mar - 20:59
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Parfois, tu dois laisser les choses s’en aller pour que des meilleures choses puissent arriver dans ta vie.



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On ne vous a donc rien appris, enfant ?

   
   
... On se connait ?

   
« Moi aussi, je suis heureux de te revoir, Eliana. Tu es devenue une belle et jeune elfe. »

Ce compliment la fait légèrement rougir. Elle l'a parfois entendu, mais jamais de quelqu'un qui avait de l'importance pour elle. Sa mère ne cessait de lui rabâcher que ce n'est pas en se salissant à la forge qu'elle risquait d'attirer un homme... Et c'était bien égal à Eliana. Elle n'avait besoin de personne dans les pattes à sa forge. Car après tout, elle habite sur son lieu de travail et ne vit que pour lui.

« A ce que je vois, la forge familiale marche toujours aussi bien. Cela ne m’étonne pas, en ces temps de guerres. Il faudrait que je songe à venir racheter des armes. »

La jeune elfe répondit en haussant les épaules, mi-déçue mi-heureuse de cela.

« Oui, ça marche plutôt bien... Heureusement pour moi, malheureusement pour les autres. »

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, que voulez vous. C'est ainsi qu'il en a toujours été, et c'est ainsi qu'il en sera toujours.

« Après tous mes voyages, dans toutes les contrées, les armes de ta forge ont toujours été les meilleures. Depuis le temps, je les ai encore… Et je ne dis pas ça parce que je te connais, c’est une parole d’elfe, ainsi qu’une parole de mercenaire. »


Un sourire presque gêné prit place sur les lèvres de l'elfe. Elle savait qu'elle produisait de bonnes armes, mais elle n'est pas du genre à s'en venter. Lorsque Seraën prononça le mot 'mercenaire', Eliana pu presque sentir un frisson dans le dos. Elle ne pensait pas que son ami vende ses meurtres... Quoique, d'un autre côté cela ne l'étonnait pas vraiment. A cause de quoi ? Elle ne saurait le dire... Un intuition plus qu'une certitude, c'est tout.

« Je te crois, merci du compliment. Alors comme ça tu es devenu mercenaire ? C'est pas trop... Dur ? »

Elle ne le juge pas, je n'ai pas à le faire. C'est impoli d'abord et puis, Seraën est pour elle ce que l'on pourrait qualifier de frère, et on ne juge pas son frère. C'est juste qu'elle-même, elle serait incapable de faire son métier. Ce n'est pas le fait de tuer des gens -sinon elle ne serait pas forgeronne-, mais le fait de devoir le faire sans poser de questions. La guerre ne la dérange pas, deux peuples se tapent dessus, chacun disant que l'autre est son ennemi, il y a des morts considérables certes, mais c'est pour le bien d'un royaume. Tandis que mettre un contrat sur la tête de quelqu'un est différent... Surtout lorsqu'ils sont peu scrupuleux et ne prennent en compte que leur vengeance personnelle. Mais ce n'est pas le moment d'avoir des discutions avec son esprit.

« Tu n'as qu'à venir chez moi si tu veux. On pourra discuter autour d'un verre, ça sera toujours plus agréable qu'ici, en pleine rue. Et plus sur aussi. »

Oui, parce que les rues ne sont plus ce qu'elles étaient. Pour preuve : même les chats les évitent.

   

   
(c)Val'

   

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Mar 5 Mai - 14:09
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