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Rentrée // Yasu
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Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.
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☆ Yasu & Yōzei ☆


La rentrée. Une période de bonheur pour les parents qui sont enfin débarrassés de leurs enfants. Une période d'horreur pour les dits-enfants… Et pour leurs professeurs. Je ne sais même pas pourquoi je fais ce métier, le jour de la rentrée, je m'en passerais bien. Mais j'aime quand même enseigner, et je pense que c'est la principale qualité que devrait avoir un professeur, qu'il enseigne en primaire, au collège, au lycée ou dans des établissements supérieurs. Ce qui est mon cas.

Une fois garé, je descends de ma moto, retirant mon casque. Un soupire s'échappe de mes lèvres alors que je regarde l'université dressée devant moi. Une nouvelle année avec probablement de nouveaux élèves que ça soit en histoire ou en art. S'adapter à de nouvelles techniques d'apprentissages, répondre à de nouvelles questions, apprendre à connaître les élèves pour mieux les accompagner pendant leurs années. Ce stress de « vont-ils m'apprécier ? » ou encore « est-ce que je vais réussir à leur apprendre quelque chose ? ». Des questions qui paraissent futiles pour quelqu'un aussi impassible que moi, n'est-ce pas ?

Mon sac de cuir en bandoulière autour de mon épaule, mon casque à la main, j'entre finalement dans l'université, un soupir s'échappant encore de nouveau de mes lèvres. Je prie pour avoir des élèves un minimum intéressés, et intéressants dans leur développement ou dans leur esprit critique. Arrivant à la salle des professeurs non loin des amphis dans lesquels je vais faire cours, je dépose mon casque et vais pour saluer quelques-un de mes collègues. Je jette de temps en temps un coup d’œil à mon téléphone, vérifiant l'heure. Ça approche. Le grand jour est arrivé. Quelques sourires sont échangés et quelques mots d'encouragement, car oui, les professeurs sont stressés par la rentrée, peut-être encore plus que les élèves eux-même.

J'entre finalement dans l'amphithéâtre, mon sac autour de mon épaule, que je pose sur mon bureau sans même me retourner vers les élèves. Je retire ma veste en cuir noir, replaçant correctement mon pull col roulé tout aussi sombre. Cacher ses tatouages le premier jour permet de ne pas se prendre des préjugés à la gueule en ayant encore rien dit. Je l'ai bien appris. Même si j'enseigne à des jeunes, peut-être que certains sont encore fermés d'esprit. Je me retourne finalement vers les élèves, m'asseyant légèrement contre mon bureau.

- Bonjour à toutes et à tous. 

Je balaye du regard l'amphithéâtre relativement bien rempli, détaillant un à un des visages cachés derrière des ordinateurs portables, puis des visages pleinement visibles. Certaines têtes me reviennent déjà, mon regard s'attardant sur les élèves qui ont pris l'Histoire des Arts comme option.

- Je suis Katahito Go-Yōzei. Je serai votre professeur d'Histoire de l'époque féodale et d'Edo durant cette année. Certains d'entre vous me reverront bien vite, étant donné que je suis aussi professeur d'Art antique et médiéval. 

Mon regard s'attarde sur une dizaine d'élève, ceux ayant pris cette option, dont une jeune femme brune qui retient mon attention sur ma gauche, ainsi qu'un jeune homme à ma droite, blond, ayant opté pour des feuilles plutôt qu'un ordinateur. Bon choix. Selon moi. Je me retourne vers mon bureau, attrapant la télécommande du vidéo projecteur, que j'allume, et qui laisse apparaître le programme pour l'année. Je passe rapidement en revue les thèmes et les chapitres que nous allons abordé, expliquant pourquoi ils sont abordés. Je me retourne finalement vers les élèves, remettant en place certaines mèches de mes cheveux, avant de poser cette question à laquelle personne ne répond jamais :

- Des questions ? 

Jeu 20 Sep - 21:47
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Me voilà assis dans un amphithéâtre pour une nouvelle année à la fac.  J'entame ma deuxième année par un cours d'histoire. De quoi bien commencer l'année. J'espère que cette année va aussi bien se passer que l'année dernière. J'espère surtout que mes profs seront intéressants et que les cours seront assez riches.

Je suis habillé d'une habituelle chemise, blanche aujourd'hui et d'un jean. Je suis assis au troisième rang, assez près pour être attentif, pas trop pour me faire traiter d'intello. Si les gens de ma classe sont -pour certains- aussi cons que l'année dernière, ça risque d'arriver. Je suis pas intello, je suis passionné, ça n'a rien à voir.

- Bonjour à toutes et à tous. 

Notre prof arrive finalement dans la salle. Je l'observe comme tous les élèves ici présent. Je sens son regard se poser un court instant sur moi, chose qui m'intimide toujours légèrement de la part d'un prof.


- Je suis Katahito Go-Yōzei. Je serai votre professeur d'Histoire de l'époque féodale et d'Edo durant cette année. Certains d'entre vous me reverront bien vite, étant donné que je suis aussi professeur d'Art antique et médiéval. 

Son nom m'intrigue. C'est celui d'un empereur du Japon, et ce n'est pas commun de croiser quelqu'un portant un tel nom. Peu importe, c'est sans aucun doute un hasard. J'apprends donc que c'est également lui que j'aurai en option d'Art antique et médiéval. Bon, je n'ai qu'à espérer que ce prof soit bon. Non pas que je remette en question les méthodes d'apprentissage de certains profs... J'attrape mon stylo, prêt à prendre des notes sur des feuilles. Oui, je suis ce genre de personne un peu vieux jeu qui préfère noter sur papier que sur ordinateur. J'aime la sensation du stylo sur la feuille, et je trouve ça beaucoup plus pratique pour réviser et apprendre. Et pour écrire des trucs un peu partout sur ma feuille.

- Des questions ? 

Personne ne répond jamais à cette question et moi non plus. Je profite plutôt de ce moment de repos pour regarder plus en détail notre jeune prof. Il a l'air plutôt sympa, et je doute pas que toutes les filles de la classe vont lui tourner autour.

Le cours continue. Je reste quasiment tout le temps le nez sur ma feuille, à remplir les lignes de mon écriture. Je lève le regard juste pour regarder le support du cours quand il change. Sinon, j'écris les grandes idées de ce que dit le prof, les choses que je ne savais pas. J'ajoute également des annotations personnelles, tirées de mes connaissances, entre les lignes du cours. Des trucs qui me semblent pertinents et en rapport direct avec le cours. Tout cela fait que j'ai déjà noirci deux pages recto-verso et que je ne semble pas écouter le cours. C'est surement pour cela que monsieur Katahito vient traîner de mon côté. Quelle idée de me mettre sur le bord de la rangée. Je baisse les yeux sur mes notes, continuant d'en prendre et ne pouvant m'empêcher de rajouter des choses qu'il n'a pas dit. Faites qu'il s'éloigne, j'ai besoin de respirer là. Et j'ai pas envie de me taper la honte dès mon premier cours, même si j'ai rien fait de mal.

Ven 21 Sep - 18:51
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Aucune réponse à ma question. Super. Ils ont l'air bavards ceux-là. Je ne m'attendais pas à grand-chose, c'est vrai, mais de temps en temps il y en a quelques-uns dans certaines classes qui laissent échapper un petit « non » qui me fait me sentir moins seul. Mais bon. Je hausse les épaules avant de commencer le cours.

Je me balade dans la salle, tout en expliquant mon cours le plus clairement possible, donnant quelques anecdotes que les élèves pourront retenir facilement et qui pourraient être intéressantes pour eux. Je suis quelqu'un qui utilise souvent ses mains pour parler, pour mieux structurer mes propos, mais aujourd'hui je tente de rester le plus calme possible, et de ne pas garder la même voix monotone. Je ne veux pas qu'ils s'endorment aujourd'hui. Mais ils ont l'air plutôt intéressés, je suis content. Ils écrivent ce que je dis, ou tapent ce que je dis et relève souvent le regard vers moi. Je suis content. Je me balade devant, et me décide à monter sur les côtés, pas trop haut, mais histoire de m'occuper, tout en passant les diapos à l'aide de la télécommande.

Mon regard se balade sur les élèves, croisant le regard de certains plusieurs fois. Mais il y a une seule personne qui garde toujours sa tête baissée. Le jeune homme qui a pour option l'Histoire des Arts, qui reste toujours le visage vers sa feuille. Même quand je ne dis rien, pour laisser le temps aux élèves d'écrire, il ne relève jamais la tête. Et il écrit tout le temps. Ou dessiner, je ne sais pas. Son nom de famille est Tanaka. Je ne me souviens plus de son prénom, et de toute façon, le savoir ne me servira à rien. Le plus important reste son nom de famille.

Me baladant sur les côtés, je passe à côté de lui et m'arrête un instant jeter un coup d'oeil sur ce qu'il écrit. Je m'attends à des petits dessins ou quoi, étant donné qu'il ne semble pas décidé à relever la tête. Mais la surprise qui m'attend n'est pas des moindres. Mes sourcils se haussent quand je vois mon cours annoté de toute part, avec des informations supplémentaires hors-programmes, qui sont toutes vraies. Mon haussement de sourcils se transforme en froncement alors que je continue mon chemin pour redescendre près du bureau. Ce garçon m'intrigue, et c'est sans doute pour ça que mon regard se pose désormais sur lui au moins une fois toutes les dix minutes.

- Mademoiselle Kimura, pouvez-vous me donner les dates de début et de fin de l’Époque d'Edo ?

Mon regard est posé sur une jeune femme brune qui a eu la bonne idée -ou mauvaise- d'écrire son nom et son prénom sur son ordinateur. Et étant donné qu'elle est proche de moi, j'ai réussi à lire son nom. Je la vois relever lentement le regard vers moi.

- Je ne sais pas, Monsieur…

Je croise mes bras sur mon torse, avant de soupirer, me plaçant au milieu de la salle, juste devant les élèves que je balaye du regard.

- S'il y a une chose à retenir de ce cours, jeunes gens, c'est que je n'accepte jamais cette réponse. Je ne veux pas de « Je ne sais pas ». Essayez de répondre, et même si c'est faux, c'est pas grave. Vous ne serez sûrement pas les seuls à « ne pas savoir ». Essayez quand même. Personne ne vous jugera ici, surtout pas moi. Si vous n'avez pas la bonne réponse, on s'en fout, car je suis là pour vous enseigner des choses, c'est mon métier. Mais votre boulot à vous c'est d'essayer, si ce n'est réussir.

Je repose mon regard sur la jeune femme que j'ai interrogé plus tôt, lui lançant un léger sourire. J'espère qu'elle va donner du sien au moins.

« Qu'est-ce qui marque le début de l'époque d'Edo, Mademoiselle Kimura ?
- La bataille de Sekigahara, en 1600… Je crois ?
- Et qu'est-ce qui marque la fin de cette époque ?
- Tokyo qui devient la capitale.. ? 
- Vous voyez, vous savez des choses. »

Mon sourire s'agrandit un peu plus alors que j'acquiesce doucement. Bien. J'espère que les autres élèves auront compris que c'est ce que j'attends d'eux à chaque question que je leur poserai. De l'intelligence. Savoir faire le lien entre les choses.

- C'est exact. La période d'Edo commence en 1600, et ce début est marqué par la bataille de Sekigahara. Elle finit cependant quand Tokyo remplace Kyoto au titre de capitale du Japon, en 1868.

Je reprends alors tranquillement mon cours, continuant d'expliquer les bases qu'ils auront à comprendre pour pouvoir assimiler le cours. Enfin, certains ont déjà ces bases. Mon regard passe sur le jeune homme au troisième rang.

Sam 22 Sep - 21:47
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J'annote le cours, concentré sur ma feuille. Surement un peu trop au goût du prof. Celui-ci marche dans les rangs, et s'approche de moi. Je me doute que c'est parce qu'il pense que je ne suis pas son cours. Je garde les yeux sur ma feuille, gêné qu'il pense cela. Il redescend vers son bureau et je souffle un coup. Je suis soulagé qu'il ne m'ait pas fait de remarque, comme tous les élèves le sont lorsqu'un prof leur tourne le dos. J'ai l'impression de sentir le regard de notre professeur se poser régulièrement sur moi. J'ai rien fait de mal. Je relève les yeux pour vérifier mon impression et croise son regard. Super, un prof m'a déjà à l’œil... Peu importe.

- Mademoiselle Kimura, pouvez-vous me donner les dates de début et de fin de l’Époque d'Edo ?

1600, 1868. Ai-je murmuré ces dates ? Vu que les élèves assis devant moi se sont retournés, j'imagine que oui. C'est pas grand chose de connaître les dates des époques japonaises, si ? C'est pas grand chose.

- Je ne sais pas, Monsieur…

Je pose mon stylo, profitant de ce petit moment de répit pour me reposer la main. Et observer monsieur Katahito avec plus d'attention. Bras croisés au milieu de la salle, il a l'air plutôt strict mais sa voix est posée, chose agréable. Avoir un professeur qui crie au lieu de parler est insupportable.

- S'il y a une chose à retenir de ce cours, jeunes gens, c'est que je n'accepte jamais cette réponse. Je ne veux pas de « Je ne sais pas ». Essayez de répondre, et même si c'est faux, c'est pas grave. Vous ne serez sûrement pas les seuls à « ne pas savoir ». Essayez quand même. Personne ne vous jugera ici, surtout pas moi. Si vous n'avez pas la bonne réponse, on s'en fout, car je suis là pour vous enseigner des choses, c'est mon métier. Mais votre boulot à vous c'est d'essayer, si ce n'est réussir.

Il lâche un sourire à l'élève. Avec son petit discours d'encouragement, je suis définitivement convaincu que c'est un bon prof, humain et qui n'est pas là pour nous faire chier. Même si je m'en sors bien en cours et que j'obtiens des notes correctes, avoir un prof qui s'en fout ou qui est au contraire trop strict n'a rien d'agréable.

« Qu'est-ce qui marque le début de l'époque d'Edo, Mademoiselle Kimura ?
- La bataille de Sekigahara, en 1600… Je crois ?
- Et qu'est-ce qui marque la fin de cette époque ?
- Tokyo qui devient la capitale.. ?
- Vous voyez, vous savez des choses. »
- C'est exact. La période d'Edo commence en 1600, et ce début est marqué par la bataille de Sekigahara. Elle finit cependant quand Tokyo remplace Kyoto au titre de capitale du Japon, en 1868. »


Le cours reprend de manière plus ordinaire -sans de multiples questions j'entends- et je continue de le noter. Tout ce qui est évoqué m'est familier, j'en profite pour rajouter des annotations personnelles. Je relève un peu plus souvent mon regard vers le tableau ou l'homme qui parle, essayant de montrer que je suis intéressée. Rien n'est pire que de se faire détester parce qu'on semble ignorer totalement le cours. Le regard du prof se pose -encore une fois- sur moi. J'essaie de sourire légèrement, mais je sens mes joues crispées. Je dois avoir l'air ridicule. Je reporte mon attention sur mes feuilles, et ce pour le reste du cours. Je n'ai pas forcément envie de me faire repérer dès mon premier jour de cours.

Il est l'heure et tout le monde commence à ranger ses affaires. Lorsque le bruit des élèves rangeant leurs cours et parlant domine, je fais de même. Je glisse mes feuilles et mes crayons dans mon sac à dos, avant de moi même glisser vers la sortie. Un autre cours m'attend et je n'ai pas envie de traîner plus de temps que nécessaire dans cet amphithéâtre.

Lun 24 Sep - 21:13
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