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J'espère que tu veux bien d'une blessée... Et d'un cheval | Eliana
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J'espère que tu veux bien d'une blessée... Et d'un cheval

 
 
Tada, c'est moi.

 

Je suis partie de Voronwë, il y a bien une semaine. Laissant mon travail, mes soucis de côté. De toute façon, en ce moment, le commerce n’est pas fameux, que ce soit à Voronwë ou bien à Reniar. Je suis donc partie de mon « chez-moi » pour me rendre à Reniar, et j’espérais trouver là-bas un peu plus de commerce et d’achats qu’à Voronwë… Comment vous dire que cela fut un échec total. La capitale semble déserte en ce moment, comparé aux autres mois où je mis rendais avant. Enfin, bon, je n’ai peut-être pas réussi à vendre quelque chose à quelqu’un mais quelqu’un a réussi à me vendre quelque chose. Même si ce n’est pas un objet. Vous savez, mon cheval se fait vieux… Eh oui, Torillë à un peu plus que mon âge, il a vingt-quatre ans, et pour un cheval c’est quand même pas mal. Donc, je préfère lui offrir une retraite sans voyage, au pré, sans ennuis, sans fatigue. J’ai donc racheté un cheval, Arohas, un étalon bai beaucoup plus jeune que mon fidèle ami de toujours. Il ne le remplacera pas, jamais, mais je fais ce qu’il y a de mieux pour mon cheval. D’ailleurs, j’ai un champ pour lui, mais je voyage trop pour le laisser dans mon champ. Et je ne veux pas le vendre à un marchand qui le tuera par la suite. Non, j’ai besoin d’une personne de confiance, une personne que j’apprécie… Et dans ce monde, il n’y a qu’une personne comme cela, qui n’est autre qu’Eliana.

Alors que je retournais à Voronwë, ayant croisé un elfe assez sympathique ( et qui apprécie les humains, ce qui est rare ) qui retournait chez lui, j’ai fait chemin avec lui. Il était distant et froid mais cela ne m’importait guère. Je préfère voyager avec un elfe distant que voyagez seule pendant très longtemps. Et… Malgré le porte-bonheur que j’ai autour du cou ( un cadeau de mon amie forgeronne ), nous sommes tombés sur des créatures pas très belles ni gentilles. Des orcs. J’en suis sortie vivante mais blessée, comme mon compagnon elle qui a pris un autre chemin. Au plaisir de le revoir… Un bras entaillé, du sang séché sur le visage, une pointe de flèche dans la jambe. Autant dire que j’ai souffert. Et je n’ai plus la force de retourner à Voronwë, mais je préfère complètement aller chez mon amie.

A moitié allongée sur mon cheval, tenant d’une main lasse Torillë par sa bride, j’arrivais enfin devant chez mon amie. Pourquoi suis-je venue la voir ? Cette elfe est la bonté incarnée. De plus, ma lame commence à se faire vieille, et de plus, il m’en faut d’autres. Denoroï n’est plus ce qu’il était, c’était alors que je descendais difficilement non sans douleur de mon cheval et que j’accrochais mes deux chevaux pour éviter qu’ils ne s’enfuissent. L’instinct équin, que voulez-vous. Puis, je traînais ma jambe blessée jusqu’à la porte de chez mon amie, où je frappais trois fois, avant de me laisser m’appuyer contre le mur. Pitié Eliana, sois là…

 

 
(c)Val'

 
Sam 24 Jan - 20:35
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Te revoir est un plaisir, mais pas dans cet état...

 
Les affaires ne sont pas des plus fleurissantes en ce moment pour les commerçants. Les rues de Cirth, la capitale elfique, ne sont plus aussi bondées qu’elles pouvaient l’être au par avant. Depuis quelques semaines, voir mois, les gens restaient cloitrés chez eux, ne sortant que lorsque la faim les y poussait. Et d’après les rumeurs qui sont venues jusque mes oreilles, il n’y a pas qu’en pays elfique que tout le monde se taire chez lui. Tout Denoroï semble retenir sa respiration. Et je n’ai aucune idée du pourquoi. Tout ce que je sais, c’est que les chemins ne sont plus aussi surs qu’avant. D’autres comme moi, sentaient le danger qui se profilait à l’horizon, et qui menaçait de frapper à nos portes. C’est pourquoi, contrairement aux autres commerces, le mien n’avait pas de soucis à se faire. Beaucoup d’elfes venaient à ma forge dans le but de s’acheter une nouvelle lame. Les affaires marchaient bien, donc, malgré le fait que je n’aime pas l’atmosphère de menace qui pèse sur nous. Mais il ne sert à rien de s’affoler, ce n’est qu’un pressentiment.
Je suis dans ma forge, mon tablier de cuir pesant lourd sur mes épaules, mes cheveux attachés en un chignon dont mes cheveux s’évadaient, mes mains noircies par la suie et les résidus métalliques, mon marteau frappant à rythme régulier le morceau d’acier qui prend forme dans un bruit métallique coincé entre l’enclume et le marteau. Le feu qui brulait dans l’âtre de la forge donne à l’air une chaleur étouffante à laquelle je suis habituée et une odeur de brûlé qui dérange bien souvent ceux qui viennent ici, mais qui me font me sentir dans mon élément. Je remets au feu le morceau d’acier que je suis en train de façonner, à l’aide d’une pince presque aussi lourde que le morceau de métal. Je m’essuie le front d’un morceau de tissu qui fut un jour blanc, attendant quelques instants que la chaleur ramollisse la lame.
Trois coups se font entendre à la porte. Je lâche un grognement. Je déteste être dérangée pendant que je travaille. Je sors le début de ma lame du feu, il serait dommage qu’elle refonde et que je doive tout recommencer. J’enlève mon tablier –qui pèse un poids non négligeable avec tous les outils qui remplissent ses poches-, et le pose sur l’enclume. Je m’essuie le visage histoire d’être un minimum présentable, et me dirige vers la porte. J’ouvre à celui qui vient de toquer, et...
« Oliana ? »
C’est mon amie qui se tient sur le pas de ma porte. Et elle n’est pas en bon état. Elle a du sang séché sur son visage, une blessure au bras, et un morceau de flèche qui dépasse de sa jambe. Je ne m’attendais pas à voir mon amie ici, et encore moins dans cet état.
« Viens avec moi. »
Je passe un bras sous ses épaules, pour la soutenir, et l’attire à l’intérieur avec moi. Je nous dirige vers la pièce principale, et l’assoie sur un fauteuil deux places.
« Allonge-toi si tu veux. J’arrive. »
Je m’éclipse une minute, allant chercher des tissus, des herbes médicinales, un mortier, et de l’eau chaude dans une petite bassine, eau chauffée continuellement grâce au feu de la forge. Je reviens avec tout ça dans les bras, et pose ça sur la table à côté de l’humaine. Je me mets à genoux en face d’elle, j’humidifie un tissu, et essuie le bras de mon amie avec précaution. Je n’ai pas envie d’ouvrir la plaie plus qu’elle ne l’est déjà.
« Comment tu t’es fait ça ? C’est pas mignon à voir. »
Je prends quelques herbes, due je coupe à l’aide de mes doigts avant de les écraser dans le mortier en diluant avec un peu d’eau. « Ca va piquer un peu » je la préviens. J’étale la mixture gluante sur la blessure, pour la désinfecter et la soigner un minimum. Je prends un tissu propre, que j’enroule contentieusement autour de son bras, serrant assez fort pour maintenir son bras en place, mais pas trop pour ne pas lui couper le sang non plus. Il lui faudra surement quelques points de suture, mais je ne suis pas couturière voyez-vous. Je pose mes yeux sur la flèche qui est fichée dans sa cuisse.
« Ca, ca va pas être la même paire de manche. »

 
(c)Val'

Dim 25 Jan - 18:02
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Denoroi est encore moins sûr qu’avant, en ces temps durs. Avant, trouver une troupe d’orcs au détour d’un chemin, ce n’était pas courant. Ces ignobles créatures préféraient attaquer les villages en masse, et non pas quelques voyageurs sur le chemin, ce n’était pas à leur avantage. Mais tout me semble étranger en ce monde, depuis quelques temps déjà. Les bandits se multiplient, les attaques de même, tout le monde se terre dans leurs demeures ou leurs fermes, rares sont ceux qui voyagent en ces temps. Fous sont ceux qui traversent le royaume d’un point à un autre, fous dont je fais partie. J’ai rencontré un drow dans ma vie, et j’ai été chanceuse sur ce coup-là, je ne pouvais pas avoir autant de chance une deuxième fois, encore moins contre des orcs. S’il n’y avait pas eu mon mystérieux compagnon elfe, je serais crevée, écrasée en dessous d’un cheval et en sang à côté d’un autre cheval avec des flèches plantées dans son poitrail. En clair, je ne serais pas là aujourd’hui à m’appuyer contre un mur, devant la forge de ma seule véritable amie, avec deux chevaux, une flèche brisée dans la jambe, un bras entaillé et du sang d’orc séché sur le visage. Je toque trois fois d’une manière lasse sur la porte de la forge, en priant n’importe quel dieu pour qu’Eliana soit là.

Pourquoi Eliana ? C’est la seule en qui j’ai totalement confiance, la seule en qui je sais qu’elle ne me trahira pas et celle que je considère comme ma meilleure amie. Plus personne ne peut avoir confiance en personne à Denoroi, depuis quelques années, ou décennies, comme vous le souhaitez. Eliana est la meilleure forgeronne que je connais, et pour avoir vécu avec des nains et des hommes depuis ma tendre enfance ( tendre ou pas, comme cela vous chante ), je connais quand même pas mal de forgerons et les meilleures lames, entre toutes, ce sont celles de ma chère amie Eliana. Je jette un coup d’œil à mes deux destriers qui, eux, en sont sortis indemne, avant de tourner la tête lorsque j’entends la porte s’ouvrir. Peu importe quel dieu à réaliser ma prière, mais grand merci.

« Oliana ? »

Mes lèvres gercées s’étirent en un grand sourire. Je suis pas très belle à voir, je sais, mais cela n’enlève rien à ma joie de revoir mon amie. Cela fait un moment que je ne l’ai pas vue, et à chaque retrouvaille, cela me comble de joie.

« Eliana, tu ne peux pas savoir combien je suis heureuse de te voir… »

Ma voix tremble et est tellement faible et mal assurée qu’on aurait cru voir un jeune enfant à peine sorti des jupons de sa mère.

« Viens avec moi. »

Je laisse mon amie passer son bras sous mes épaules et me faire entrer. Un frisson me parcourt le corps lorsque je sens la chaleur de la pièce m’envahir. Je n’ai pas senti la chaleur depuis à peu près une semaine, et la retrouver de nouveau me fait du bien. Vivre dehors c’est pas mal, mais au chaud c’est mieux. Même avec un feu, cela n’enlève rien à la température basse de Denoroi en ce moment. Je m’assois sur le fauteuil en me redressant le plus possible une fois assise.

« Allonge-toi si tu veux. J’arrive. »

Je regarde mon amie s’éloigner, puis je regarde mon bras. D’habitude, je me serais soignée seule, mais là je n’ai ni la force de m’allonger, ni la force de me soigner. Pourtant, c’est mon métier, mais on ne choisit pas toujours sa force physique. Je la regarde revenir quelques minutes après.

« Comment tu t’es fait ça ? C’est pas mignon à voir. »

Je regarde Eliana s’occuper des herbes, puis, un léger sourire étire mes lèvres. Les orcs ne sont pas mignon… Personne n’est mignon en ce monde, peut-être les enfants, mais eux aussi peuvent bien cacher leur jeu.

« Une embuscade d’orcs au détour d’un chemin. Denoroi n’est plus ce qu’il a été… Et heureusement qu’il y avait un elfe à mes côtés, Seraën, un nom comme ça, je crois… Si il n’avait pas été là, tu ne m’aurais plus vue pendant… un très long moment »

Ironiser avec la mort, rares sont ceux qui le font. Personnellement, je le fais. Je n’ai pas peur de la mort, loin de là ! Elle nous prendra tous, sans exceptions… Alors pourquoi en avoir peur ?

« Ca va piquer un peu »

Oh, ça, je suis habituée. Quoi que… Je suis plus habituée à soigner les autres qu’à me soigner moi-même, en fait. Et cette phrase je la répète souvent à mes patients. Je sers les dents lorsque l’elfe étale sa mixture sur ma peau entaillée, ce qui me pique un peu, je ne peux pas le cacher. Je la regarde nouer un tissu propre autour de ma peau puis la regarde porter son regard sur mon bout de flèche.

« Ca, ca va pas être la même paire de manche. »

Sa remarque me tire un sourire. Si seulement ma vie était simple… Je n’imagine même pas ! Je regarde la pointe de la flèche puis, je porte ma main à ma jambe qui agrippe la flèche cassée. Je respire un grand coup avant d’arracher le bout de l’arme. Je la sens traverser mes chairs avant de ne plus la sentir dans mon corps.

« Fais ce que tu peux Eliana… Tu m’as soigné le bras, c’est déjà beaucoup »

 

 
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Dim 25 Jan - 20:32
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Te revoir est un plaisir, mais pas dans cet état...

 
« Eliana, tu ne peux pas savoir combien je suis heureuse de te voir… »

Sa remarque me tire un faible sourire. Je suis aussi heureuse de revoir mon amie, mais certainement pas dans cet état. Je préfère quand elle n’est pas sanguinolente ainsi. Je l’installe sur un fauteuil, part chercher ce qu’il me faut pour la soigner, reviens et nettoie son bras en lui demandant comment elle a fini dans cet état.

« Une embuscade d’orcs au détour d’un chemin. Denoroi n’est plus ce qu’il a été… Et heureusement qu’il y avait un elfe à mes côtés, Seraën, un nom comme ça, je crois… Si il n’avait pas été là, tu ne m’aurais plus vue pendant… un très long moment »

Seraën... Ce nom ne me dit rien. Mais je le remercie quand même d’avoir été là. Car sinon, je n’aurais pas revue Oliana avant un long moment, comme elle le dit si bien. Soit. Un frisson parcourt mon échine. En temps normal, ces saletés d’orcs s’attaquent en hordes à des villages voir de petites villes. Il était rare, avant, que ces monstres s’en prennent aux voyageurs. Cela ne leur apportait pas grand-chose, et il était rare que ça soit à leur avantage. Mais depuis quelques temps, les personnes qui parcourent les routes sont loin d’être à l’abri d’une horde d’orcs. Non, vraiment, Denoroï n’est plus ce qu’il était.

« Les temps changent. Les gens ne sortent plus de chez eux, des commerçants sont sur la paille à cause du manque d’activité, et les parents n’ont plus besoin de raconter des histoires terrifiantes aux enfants pour les empêcher de sortir le soir : ils les vivent en temps réel. Si tu savais le nombre de personnes étant venu m’acheter des armes ses dernières semaines... »

Enfin soit. Il y a plus important. Comme soigner Oliana, par exemple. Après avoir bandé son bras, je regarde sa cuisse dans une grimace de dégout. Non, ça ne sera définitivement pas la même affaire. Quand je le lui dis, elle se saisit du morceau de bois encore fiché dans sa cuisse, et l’arrache d’un coup. Je ne peux pas m’empêcher un haut-le-cœur alors que la pointe quitte son support dans un bruit des plus détestables. Je n’ai pas de particulière révulsion face à la vue du sang, mais voir des muscles à découvert d’aussi près n’est pas pour me plaire.

« Fais ce que tu peux Eliana… Tu m’as soigné le bras, c’est déjà beaucoup »

J’écarte le tissu du pantalon de mon amie pour pouvoir accéder à la plaie, arracher un peu plus le tissu au passage. Foutu pour foutu de toute manière... Je nettoie la plaie béante à l’aide d’un chiffon humide. Une flèche est faite pour entrer dans un sens, et ressortir dans l’autre, certainement pas pour être arraché ainsi si l’on tient à ne pas souffrir. Surtout que la pointe de la flèche n’était pas lisse, mais pleine d’aspérités à la manière d’un hameçon, pour pouvoir rester ficher dans la chaire. Je me saisis du reste de mixture verdâtre dans le mortier, et l’étale du bout des doigts sur la plaie. Je veille à en mettre une bonne dose, ça endormira la douleur et désinfectera toujours plus. Je fais ensuite un bandage serré, comme je l’ai fait précédemment pour son bras.

« Il faudrait que tu ailles en ville rapidement. Ca a surement besoin de quelques points de suture. Je viendrais avec toi si tu veux. »

La ville n’est pas loin, dix minutes à cheval suffisent pour la rejoindre. Cependant, je préférais accompagner mon amie, on ne sait jamais. Cela dit, je relève mon regard vers son visage. Son visage plein de sang. Que je devinais aisément ne pas être le sien. Le sang orc est gluant et poisseux, bien plus sombre aussi, que le sang humain ou même elfe. Je me relève et m’assoie sur la table en face du fauteuil, et prend encore un autre tissu humide. Je nettoie contentieusement le visage de mon amie. Elle ne mérite pas d’avoir cet ignoble sang sur ses traits.

« Voilà qui est mieux ainsi. »

 
(c)Val'

Mer 28 Jan - 16:49
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Seraën m’a été d’une grande aide, vraiment. Sans lui je ne serais plus là, et je n’entendrais plus le son de la voix d’Eliana, ni même le vent dans mes cheveux, ni même la plume ornant une flèche que j’allais bientôt décocher… Je ne sentirais plus rien, je serais morte en fait. Les elfes sont des personnes très étonnantes et elles ne manquent pas de m’intriguer à chaque fois que j’en croise. Forts, sages, beaux… Voilà comment je peux décrire les elfes autrement que par leurs oreilles pointues. Les elfes sont d’une grâce inouïe et sont très doués de leurs flèches et de leurs armes en général. Moi, je ne suis qu’une semi-elfe, tenant beaucoup plus de l’humain que de l’elfe…

« Les temps changent. Les gens ne sortent plus de chez eux, des commerçants sont sur la paille à cause du manque d’activité, et les parents n’ont plus besoin de raconter des histoires terrifiantes aux enfants pour les empêcher de sortir le soir : ils les vivent en temps réel. Si tu savais le nombre de personnes étant venu m’acheter des armes ses dernières semaines... »

Sa remarque me tire un faible sourire, ne venant pas de la remarque sur les histoires terrifiantes, mais sur le nombre de personnes qui sont venues acheter des armes à la forge d’Eliana. Moi-même, je n’ai que des armes fabriquées par mon amie elfe. De toutes les contrées que j’ai traversé, et croyez-moi, j’en ai traversé, elles sont les plus tranchantes, les plus légères, les plus résistantes. Même si Eliana n’avait pas été mon amie, je l’aurai assommée de compliments, car je dis toujours la vérité. Quand je le peux, évidemment.

« Ces personnes-là sont des personnes sages… Je ne connais aucun forgeron qui puisse t’égaler en ces contrées. »


C’est alors que j’attrape le morceau de bois qui sort de ma jambe et l’arrache d’un coup sec en serrant les dents. Une flèche avec des aspérités, c’est beaucoup plus douloureux qu’une flèche avec une pointe lisse. Encore plus que on l’arrache dans le sens contraire qu’elle devait sortir, mais je me voyais mal enfoncer encore plus la flèche pour la retirer par l’autre côté, déjà que là, je n’arrive même pas à contenir ma souffrance. Se dire « je suis forte » à tous bouts de champ, ça va bien un moment, mais après, ça sert plus trop et ça devient un mensonge.

Je dis alors à mon amie de faire ce qu’elle peut, car elle a déjà fait beaucoup pour mon bras. Si seulement je n’avais pas cette fâcheuse manie de me mettre dans les ennuis toutes les cinq minutes, je ne serais sûrement pas dans cet état aussi… Pitoyable venant de moi, j’ai envie de dire. En plus, me blesser suffisamment pour que je ne puisse pas me soigner moi-même, ça devient assez grave, entre nous. C’est mon métier, à la base, de soigner les gens avec les plantes, ce n’est pas celui d’Eliana. Elle, elle fabrique ses armes… Malgré sa connaissance en alchimie et en magie. Magie blanche, encore heureux ! J’ai suffisamment croisé la route de drow pour connaître leur magie et leur force, je ne supporterai pas d’avoir une amie qui contrôle cette même magie. Magie qui a failli me coûter la vie plusieurs fois !

« Il faudrait que tu ailles en ville rapidement. Ca a surement besoin de quelques points de suture. Je viendrais avec toi si tu veux. »

Je relève la tête de mes blessures pour croiser le regard d’Eliana. Je m’en doutais… Je suis trop gravement blessée pour échapper au voyage vers la ville. Tout le monde se terre chez lui, en ce moment… Et malheureusement, Seraën ne sera sûrement pas là sur le chemin pour nous sauver si on croise quelqu’un de peu fréquentable. C’est une rencontre qui s’est terminée trop vite et je ne le reverrai sûrement jamais. Je ne suis pas une elfe, et je ne vis pas aussi longtemps que cette race aux allures humaines malgré ses oreilles pointues. Je soupire longuement avant de reprendre la parole.

« En parlant de voyage… Torillë se fait vieux… Et maintenant que j’ai Arohas, je me demandais si tu voulais bien prendre mon Torillë pour qu’il vieillisse en paix dans un pré avec de la compagnie, autrement dit, ton cheval. Je bouge trop pour pouvoir lui offrir ce qu’il mérite et je ne veux pas le vendre… C’est la seule chose que mon père m’avait laissé à l’époque. »

Voilà qui est dit, mais si Eliana n’accepte pas, je me devrais de vendre mon fidèle compagnon de toujours, celui qui a toujours été là pour moi, Torillë, mon étalon gris pommelé. Je laisse mon amie essuyer mon visage du sang d’orc dont il est taché. Eh oui, on n’échappe pas souvent à la saleté des orcs. Jamais, en fait.

« Voilà qui est mieux ainsi. »

Je souris à mon amie, elle a toujours été minutieuse, que ce soit avec les plantes, la magie ou ses armes. Voilà pourquoi chacune de ses armes sont uniques et magnifiques. Je lui souris, puis la remercie.

« Merci encore Eliana, je ne sais pas ce que j’aurai fait sans toi. Je serais sûrement déjà morte sur le dos de mon cheval ! »

 

 
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Dim 8 Mar - 18:34
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« Ces personnes-là sont des personnes sages… Je ne connais aucun forgeron qui puisse t’égaler en ces contrées. »

Sa remarque me tire un sourire triste. Je préférerais que mes affaires marchent comme à leur habitude et ne soit pas si fructueuse, au moins cela voudrait dire que cet atmosphère de guerre ne regne pas sur les contrées. Mais bon, il en est ainsi, alors soit.

« En parlant de voyage… Torillë se fait vieux… Et maintenant que j’ai Arohas, je me demandais si tu voulais bien prendre mon Torillë pour qu’il vieillisse en paix dans un pré avec de la compagnie, autrement dit, ton cheval. Je bouge trop pour pouvoir lui offrir ce qu’il mérite et je ne veux pas le vendre… C’est la seule chose que mon père m’avait laissé à l’époque. »

La demande d'Oliana me touche. Je sais qu'elle n'aurait pas laissé Torillë à n'importe qui, car elle y tient énormément. Et je suis heureuse qu'elle me demande de prendre soin de lui, ce que je ferais sans hésiter. Certes, un cheval demande de l'entretien, mais j'aime prendre soin des animaux. Et puis, j'en ai déjà un, ça lui fera de la compagnie. Car je ne peux malheureusement pas le sortir souvent, mon travail à la forge m'en empêchant.

« J'en prendrai soin, je te le promets. Il sera tranquille dans le pré. C'est à l’écart, au moins, ces saletés d'orcs ne risquent pas de passer par là... »

C'est avec un pincement au cœur que je prononce ma dernière phrases. Il y a quelques années de cela, il était impensable que des orcs se baladent comme bon leur semble à Denoroï. Mais ça, c'était avant.

« Merci encore Eliana, je ne sais pas ce que j’aurai fait sans toi. Je serais sûrement déjà morte sur le dos de mon cheval ! »

Comme c'est rassurant, vraiment... Et la légèreté avec laquelle mon amie parle me ferait presque peur. Je lui souris cependant, bien heureuse que ça ne soit pas le cas.

« Le jour ou tu oseras me faire un coup comme ça, je te jure que tu vas le regretter. Je te retrouverai dans l'autre vie, et je te ferai regretter ça. »

Oui, je rigole de la situation... Rigoler ou en pleurer, de toute façon, ça ne changera pas grand chose. Alors autant ne pas déprimer, ça serait dommage. Je ramasse tout ce que j'ai pu sortir pour soigner -ou du moins tenter- mon amie, et le range dans les armoires.

« J'arrive, je vais te préparer une tisane, ça te fera du bien. »

Sur ce, je m'en vais chercher deux tasses, une théière dans la quelle je mets de l'eau chaude (merci le feu de la forge qui tient toujours de l'eau chaude à disposition) et des plantes. C'est mieux pour faire un thé, non ? Je reviens vers mon amie, et lui fourre une tasse entre les mains. Je la remplis doucement, veillant à ne pas lui ébouillanter la peau. J'ai pas envie de l’abîmer un peu plus qu'elle ne l'est déjà.

« Alors, dis moi, qu'est ce que tu fais si loin de chez toi ? »

 
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Dim 29 Mar - 21:49
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Tada, c'est moi.

 

Eliana, Eliana… Je pourrais écrire un livre entier sur cette elfe. Même un livre, c’est trop peu… Trop peu pour tout raconter. Il faudrait de nombreux livres. Pour raconter, son courage, son talent, son amitié, sa gentillesse, sa bonté, sa générosité… Et je casserai bien des plumes, à force d’écrire. Un jour peut-être, avant ma mort, j’écrirai ces livres. L’histoire d’une elfe irremplaçable. D’une elfe unique et respectable. Notre lien est si fort, même s’il n’est pas du sang, uniquement un lien d’amitié, mais il est si fort que je me demande ce qui pourrait le briser. Une seule chose, je suppose. Non pas une arme, une personne, mais quelque chose d’unique, qui peut être à la fois humiliante ou respectable. Cette chose peut faire trembler ou sourire, mais tout le monde la connait. Les anciennes générations et les prochaines la connaitront… La mort.

Je lui raconte alors ce que je voulais lui raconter dès que je suis arrivée, avant même qu’elle me soigne, lui raconter que je devais laisser Torillë à quelqu’un. Quelqu’un de confiance, et je n’en connais qu’une, c’est Eliana. Torillë a une longue histoire, triste et joyeuse à la fois. Blanche et noire par la même occasion. Je pense même que c’est pour cela que sa robe est grise, c’est le mélange entre la joie qui est le blanc et la tristesse qui est le noir. Enfin, ça, ce ne sont que des idées que je traine depuis que je suis gamine, ça n’a pas réellement d’importance… Mais pour moi, c’est une belle et réelle signification.

« J'en prendrai soin, je te le promets. Il sera tranquille dans le pré. C'est à l’écart, au moins, ces saletés d'orcs ne risquent pas de passer par là... »

Sa remarque me tire un faible sourire. Les orcs…. Ces satanés orcs. Bien des temps avant leur arrivée en force, personne n’aurait pu se douter qu’un jour ils pourraient se promener tranquillement, sans crainte, dans Denoroi. On en riait même, à l’époque, je m’en souviens. C’était une absurdité racontée par les anciens, les magiciens. Et tout le monde les prenait pour des fous… Mais au fond, c’était nous, les fous.

Je la remercie d’avoir été là pour moi, connaissant de nombreuses personnes qui m’auraient laissée pour morte dans un fossé au bord d’un chemin ou laissée dans une forêt pour être dévorée par les loups. De plus, Eliana a de belles compétences en soin… Elle pourrait presque être alchimiste, comme moi, en fait !

« Le jour où tu oseras me faire un coup comme ça, je te jure que tu vas le regretter. Je te retrouverai dans l'autre vie, et je te ferai regretter ça. »

Je rigole à sa remarque. Pourquoi pleurer alors que l’on peut rire de la situation, c’est absurde… Pourquoi avoir peur de la mort ou plaindre les morts ? Quand on meurt, on ne souffre plus, on n’a plus de problèmes, plus rien… Juste du vide, du noir. En paix. Et c’est bien comme ça. La mort est un soulagement, je ne comprends pas les personnes qui la craignent, cette mort.

« Je t’attendrais ! »

Je lui souris, laissant mon regard se poser sur mes blessures. Qu’est-ce que j’ai fait quand même… J’ai été si proche de la mort, que je me demande si elle ne va pas prendre ça comme une provocation, d’être toujours en vie alors que l’on devrait être au ciel. Elle se vengera, peut-être… Enfin, d’un moyen ou d’un autre, elle me trouvera et m’accueillera comme une vieille amie, un jour ou l’autre. C’est la vie d’un humain, d’un simple humain.

« J'arrive, je vais te préparer une tisane, ça te fera du bien. »

J’acquiesce d’un signe de tête avant de regarder mon amie se lever. Je soupire avant de reposer mon regard sur mes blessures. Ils ne m’ont pas loupée, ces enflures de créatures ignobles. Oui, je les surnomme comme cela, car c’est ce qu’ils sont. Des créatures répugnantes et puantes par la même occasion ! Heureusement que cet elfe était là, malgré le fait qu’il ne parle pas, ce Seraën. Je relève la tête puis je vois mon amie revenir. Je prends la tasse entre mes mains abîmées en regardant l’eau couler dans le récipient puis je remercie mon amie.

« Alors, dis moi, qu'est ce que tu fais si loin de chez toi ? »

Revenons au but initial de mon voyage, voyage malheureusement modifié à cause des créatures qui rodent dans Denoroï. Je soupire avant de boire une gorgée de la tisane très chaude. Puis, je regarde Eliana.

« Je me rendais à Reniar, vu que Denoroï est dangereux et n’est plus sûr, je pensais trouver quelques personnes à soigner. Mais il s’avère que c’est moi qui doit me faire soigner… Et puis il y a eu ces orcs, et je suis rendue ici. »

Un sourire triste nait sur mes lèvres, d’ailleurs, il y a bientôt un tournoi, à Voronwë, je trouverai sûrement quelques blessés à soigner, pour rattraper ma perte d’argent…

« Et toi, qu’y-a-t-il de nouveau dans ta vie, depuis la dernière fois ? »

 

 
(c)Val'

 
Lun 4 Mai - 19:57
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