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Alors, qu'est-ce que tu fous là ? [Jack]
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La Bouchère

   
Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
Le hasard fait bien les choses, on dirait.

   
Depuis quelques temps, depuis le jour où j’ai dit à Sherlock Holmes et à ses Franc-Tireurs que je partais, je me sens libre, délivrée des chaînes qui m’entravaient à travailler pour le cher Holmes. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je sonnais chez lui, lorsque Mrs Hudson venait m’ouvrir, un sourire étirant ses lèvres, en me disant bonjour. J’étais droite, impassible, et montais les larges escaliers menant au bureau de Sherlock Holmes. Mes « collègues » étaient là, à parler de mon absence et de la prochaine mission que l’homme allait leur confier. Je faisais un pas dans la pièce, et, ignorant les questions telles que « Amy, t’étais où ? », je me plaçais devant le fameux détective. Mon regard passa de Billy, à Tom, puis à Charlie et enfin à Peter. Je tournais la tête vers M. Holmes, et je lançais. « J’ai fait un choix, je ne ferais plus partie des Francs-Tireurs de Baker Street, Monsieur Holmes. » Je le fixais avec une telle intensité que je m’étonnais moi-même. Et mes amis me regardaient, étonnés, et déçu. Puis, une fois que l’homme m’ait donné son accord, je saluais mes amis et l’homme, puis, je me retournais, et partis. Et ça, je ne le regrette pas. Je peux faire ce que je désire, quand je le désire, et avec les économies que j’avais eues en travaillant pour Holmes, je mettais acheté quelque chose qui m’aidait à trouver mon argent, même, plus facilement que travailler pour quelqu’un. Je ne dépendais plus de personne…

Ma nouvelle technique ? C’est quelque chose dont je suis fière, que j’apprécie, et dans lequel j’excelle… Le meurtre. Oui, vous avez bien lu, le meurtre. Ce que j’ai acheté avec mes « économies », ce n’est autre qu’un revolver silencieux, et je dois avouer, que je ne loupe que quelques fois ma cible, mais c’est très rare. Sinon, c’est une balle logée entre les deux yeux, ou bien une dans le cœur, ou encore une dans le ventre. Et ça, c’est pour m’assurer d’une mort lente et douloureuse. Je me délecte des prières de mes victimes avant leur mort, de leur souffle qui s’éteint peu à peu, de leurs cris oubliés, et de leur personne… morte. Ce sont le genre de personnes qui n’existeront même plus dans la mémoire de leurs proches ( si ils en ont encore, bien évidemment ). Sinon, je suis la petite fillette agréable que tout le monde apprécie, celle qui sourit à tout le monde, qui aide tout le monde, mais qui fait ça, uniquement pour mieux poignarder ( ou tirer, en l’occurrence ) dans leur dos. J’ai changé, tout le monde me le dit, tout ceux que je tue, ce sont leurs derniers mots, « tu es possédée par le diable… va aux enfers », voilà ce qu’ils me disent. Et ça me fait rire. Mon rire strident et sadique, c’est la seule chose que mes victimes entendent. La dernière chose qu’ils entendent.

Aujourd’hui, je n’ai pas encore décidé ce que je fais. Même si on est en début d’après-midi, je ne sais absolument pas quoi faire, sachant que j’attends plutôt le soir pour faire mon travail et chopper de l’argent pour continuer, et améliorer mes techniques de meurtres. Le poison est quelque chose qui m’intéresse fortement, c’est tout un art. Enfin, bon. Je me promène dans les rues de Baker Street, le sourire aux lèvres, pour sourire aux passants et mieux les poignarder après. Je parle avec la boulangère du quartier, qui, avec son extrême gentillesse, m’offre une brioche. Je la remercie et part en marchant. Cela me rappelle les brioches de Mrs. Hudson… C’est bien la seule chose qui me manque, dans cette histoire ! Je mange ma brioche lorsque je marche dans la ruelle, mes longs cheveux noirs descendant en cascade dans mon dos, puis, une fois mon petit repas fini, je mets mes mains dans mes poches et vérifie que mon revolver y est encore. On ne sait jamais ce qui peut arriver, ici. Je tourne dans une ruelle, mon regard posé sur le sol, sans regarder devant moi. Cette habitude me tuera sûrement, un jour, sachant que déjà, je me fais bousculée quand je ne regarde pas devant moi, voilà ce qui mérite un meurtre. Je sors mon revolver d’un quart de ma poche, un sourire carnassier montant à mes lèvres. Et, lorsque je range mon revolver, je relève la tête, pour me rendre compte que je n’étais pas seule. Attendez… Non, ce n’est pas possible… Serait-ce le Phoenix ?
   

   
(c)Val'

   
Lun 12 Jan - 20:58
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Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
~Le hasard fait bien les choses, on dirait. ~Faux, c'était le destin cette fois.

   
Ah, les rues bondées de Londres ! L’air puant empli de la pollution des toutes nouvelles industries ! Ce même air qui pique les yeux et enflamme les bronches lorsqu’on y reste trop exposé. Cette impression que l’air et ici plus lourd que partout ailleurs, semblant peser sur nos épaules. J’aime me promener dans ces rues fétides où les rats ne manquent pas de marcher à vos côtés, dans les caniveaux. Ces mêmes canaux qui gardent en eux une eau noirâtre et poisseuse, composée d’eau de ménage, de restes alimentaires qui croupissent là, et surement d’autres choses bien plus écœurantes encore. Cette odeur de saloperie se mélange à celle des fumées noires s’échappant de ces grandes cheminées de briques, rendant l’air nauséabonde. Beaucoup de gens toussent lorsque cette atmosphère répugnante pénètre dans les poumons, se cachant les narines d’un morceau de tissus au mieux, d’une main inutile au moins bon des cas. Je ne prête pas attention à ce qui dérange tant de monde ; les rues sont ma maison, et rien ne m’y fait peur ou ne me dégoute.
Je déambule dans ces rues infâmes, mains dans les poches, le nez en l’air, laissant mon regard vaquer d’un endroit à un autre, ne me souciant pas d’où mes pas me mènent. Les doigts de ma main droite caressent la crosse de mon pistolet qui y sommeil tranquillement, chargé des cinq balles prêtes à sortir de leur loge pour faire le grand spectacle. Ma veste de toile sombre cache un couteau accroché à ma ceinture, au niveau de ma hanche gauche, prêt à être dégainé au bon moment. Bien que je doute que quelqu’un ne me tombe dessus. Pour le moment du moins.
Voilà quelques temps déjà que j’avais fait cette petite « chasse au trésor » (ou plutôt à l’antidote pour être correct), destinée à ces chers francs-tireurs. Et je dois avouer m’être plutôt amusé lors de celle-ci. Non seulement parce qu’il était marrant d’utiliser des feux d’artifices en plein Londres (chose que je n’avais jamais faite !), mais aussi parce que j’avais « kidnappé » une des leurs. Prendre un otage avec moi était bien loin de mes habitudes. Ils me ralentissaient le plus souvent dans ma progression, et ne faisaient que m’apporter des ennuis et tracas inutiles. Mais cette fois, la rencontre s’était avérée intéressante. Cette fillette n’était pas de ceux qui pleurnichaient pour que je les laisse partir, qui promettaient monts et merveilles pour finalement vous mettre un coup de poignard dans le dos. Non, elle, elle avait envie de faire face, de lutter, et pas de pleurer. La combativité est quelque chose que j’aime chez les gens. Et elle en avait. Elle ne cessait de se débattre malgré ma lame sur son cou. Je secouais légèrement la tête, me sortant de ces pensées. Ce n’était pas la première fois que je revivais toute cette rencontre, et chaque fois, j’avais cette furtive impression que toutes les émotions que j’avais pu éprouver étaient plus fortes, plus claires, plus présentes. C’est ridicule, n’est ce pas ? De revivre en boucle quelque chose de futile, sans importance aucune.
Je me rendis compte que mes pas me portent sur une rue menant à Baker Street. Ce n’est pas particulièrement mon quartier préféré, mais si le destin le voulait, alors soit.
Mes yeux se posèrent sur une fille, qui marchait seule dans cette ruelle sombre. Que fichait-elle ici ? Ces cheveux noirs de jais, cette tête reconnaissable entre toutes... Etait-ce possible que...
« Amy ? »
J’étais partagé entre la surprise de la voir ici –les francs tireurs ne sont pas censé trainer ici, si ?-, et le bonheur de la revoir. Après tout, je l’avais chercher un moment pour la remercier de m’avoir rendu mon pistolet, en vain. Un fin sourire illumina mon visage. Oui, le destin fait décidemment bien les choses.
   

   
(c)Val'

   
Mar 13 Jan - 21:23
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Serait-ce le Phoenix ? Non, non, quelle idée. Ici, c’est Londres, plus précisément Baker Street, et ce n’est pas un endroit désert, loin de là. Quoi qu’en ce moment, la population baisse un peu… Oui, les meurtres n’arrangent pas les choses. Encore moins quand les femmes se suicident avec leurs marmots quand ils découvrent leur mari mort… Ah là là, pathétique. Les femmes d’aujourd’hui sont aveugles… Elles ne voient pas que leurs hommes sautent sur tout ce qui bouge, et surtout tout ce qui est accessible, en particulier les enfants, celles trop jeunes pour comprendre ce qui va leur arriver, et trop jeunes pour se défendre. Pourquoi vivre dans la rue quand on sait que l’on va crever de faim au bout de quatre jours ? Je me demande parfois ce qu’il prend les gamins de trainer tous seuls dans la rue, sans défense, et sans leurs chers parents fidèles. Pour ma part, je m’amuse des hommes. Ceux qui te suivent dans les ruelles, avant de te « surprendre » en te collant leur main sur la bouche et en te joignant les bras pour ne pas que tu te débattes, pour que tu ne puisses pas crier. Moi, je ne me débats pas. Lorsque les hommes voient qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent de moi, je me laisse faire, et j’en rajoute une couche. Je passe ma main dans leur cou pour me retourner vers eux, et, la suite est beaucoup moins marrante pour eux. J’ai toujours un couteau aiguisé dans ma manche, toujours. Alors, je passe ma main dans leur dos, et je plante mon couteau dans leur chair grasse. Puis, je relève les yeux pour voir leur visage passer d’un sourire satisfait à un visage crispé de douleur. Et là, je retire mon couteau, tout en laissant tomber les hommes morts sur le sol pavé. Jusqu’à ce qu’ils ne respirent plus, je les fixe, les yeux dans les yeux. Je veux que je sois la dernière chose qu’ils voient. Un sourire carnassier sur le visage, à la fois satisfait et sadique. Oui, c’est tout un art, et c’est très amusant. Mon mode opératoire pour les vieux hommes bourrés désirant une aventure avec une plus jeune, c’est toujours la même chose, c’est amusant mais ça en devient lassant…

Enfin, passons. Je secoue la tête de droite à gauche avant de baisser la tête et de regarder le sol, en essayant d’oublier cette idée idiote qui trottait dans ma tête. Je ne vois pas pourquoi le Phoenix serait précisément dans cette ruelle… Ça fait un moment que je ne l’ai pas vu, et c’est mieux comme ça, on va dire. Je jette un coup d’œil derrière moi, depuis quelques jours, j’ai l’impression d’être traquée, suivie. C’est idiot car je sais que même si c’était vrai, et que ce n’était pas une impression, je peux me défendre facilement, les gens de cette ville sont si faibles, naïfs. Voyez-vous, ma plus grande peur est que quelqu’un découvre que c’est moi, l’auteur des meurtres non résolus… Encore plus car il y a au moins un meurtre par jour, venant de moi. Mais ma vraie grande peur, ce serait qu’un Franc-Tireur ou même Sherlock Holmes soient menés sur ma piste. Billy est très doué pour trouver des rapports là où il n’y en a pas… Et pourtant, ils sont souvent corrects. Tom serait le premier envoyé pour surveiller des endroits depuis les toits, et Charlie la première envoyée en planque avec Watson… Et Peter, il peut être partout celui-là. Je me sentirais mal de devoir tuer un Franc-Tireur, même si je connais leurs techniques. J’espère ne pas devoir en arriver là… Pour le passé commun que j’ai eu avec eux. Les habitants de Baker Street ne sont pas malins. Qui me soupçonnerait ici ? Personne. Je suis la gentille petite Amy, celle que tout le monde apprécie, aide. Voyez, la boulangère tout à l’heure, elle m’a offert une brioche, parce qu’elle m’apprécie et que je suis serviable avec elle. Tout le monde me connait en bien, Amy la serviable petite fille, et même, auprès de mes anciens amis Francs-Tireurs, avec Peter, on avait le surnom de « Survivant ». Amy la Survivante, ça le fait, non ?

La survivante de quoi ? Du Phoenix… Ils ont de l’imagination les Francs-Tireurs, si. Et voilà une question que je me pose souvent… Pourquoi le Phoenix m’a-t-il épargnée ? Ce n’est pas comme si il m’avait prise en otage et qu’il avait tué quelqu’un devant mes yeux. Je me souviens comme si c’était hier... De ses poupées parlantes, de leurs indications, de sa lame appuyée contre ma gorge, des gouttes de sang chaud qui coulaient le long de mon cou, de mes tentatives de débattements, de ma réussite de l’avoir frappé pour qu’il me lâche, du château, du feu d’artifice… Et puis là, plus rien. Personne ne peut m’éclairer sur ça. Et, je me souviens de ma plus grosse erreur de toute ma vie ( il paraît, d’après Billy ), c’est d’avoir rebroussé chemin avec l’arme du Phoenix, laissant Peter vivant et mes amis derrière moi. Mon erreur a été de lui rendre l’arme… Mais je ne sais pas si c’était vraiment une erreur. Enfin, c’est fait.

Je regarde le sol abimé et pavé de la ruelle en oubliant que quelqu’un marchait aussi dans celle-ci. Mais, lorsque j’entends mon prénom, mon premier réflexe est de me tourner vers la personne qui vient de m’appeler, et, en une fraction de seconde, d’attraper de ma main gauche le couteau qui est dans ma manche droite et de ma main droite, d’attraper le poignard accroché à ma ceinture. Oui, je suis bien armée, je me dirige plus fréquemment vers des riches pour les tuer. Je pointe mes lames aiguisées vers le corps de l’individu en face de moi. Personne ne m’interpelle comme ça, habituellement, personne. Je détaille l’individu, des pieds, jusqu’à son visa… Oh merde. Jack. Je recule d’un pas, étonnée et sous le choc de le voir là, en face de moi. Ma raison me crie de partir le plus vite possible, car s’il ne m’a pas tuée la dernière fois, il va sûrement le faire maintenant. Mon âme me crie de le tuer. Mais, je ne vais pas les écouter. Je vais m’écouter, moi-même. Je range une des lames, celle encore tachetée de sang, en reculant d’un pas, mais en gardant un regard impassible, fixant ses yeux sombres des miens, une lame pointée vers lui. Je suis déstabilisée, je ne le nie pas.

- Jack. Que me voulez-vous ?

Je lance cette phrase sur un ton grave, sans émotions, en essayant de garder mes sentiments de trouble, de légère « joie » et de déstabilisation pour moi. Méfiance en premier lieu, il m’a prise en otage et m’a laissé la vie, alors il peut très bien le refaire mais en m’ôtant la vie cette fois. Et puis… Quelle idée j’ai de le vouvoyer, vraiment ? Amy, Amy…

   

   
(c)Val'

   
Mer 14 Jan - 16:48
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Amy. Oui, c’est elle, j’en suis persuadé. Je reconnais ces cheveux aussi noirs qu’un corbeau, ce visage, et ces yeux... Ces yeux que je reconnaitrais entre mille. Je me souvenais parfaitement de ma prise d’otage sur la petite. Non, je n’avais jamais voulu lui faire de mal (après tout, ce n’était pas marrant, je n’aurais même pas eu le temps de la torturer d’une manière digne de ce nom !), mais j’avais tout de même était obligé d’appuyer la pointe de mon couteau sur sa gorge, la petite morveuse ne m’avait pas laissé beaucoup de choix. Entre ses débattements et son coup de pieds (qui m’avait plutôt foutu mal, il faut le dire), je ne voulais pas qu’elle s’échappe pour risquer d’aller prévenir ses chers amis francs-tireurs sur ma position dans le château ou les éclairer sur mes plans. Cela risquait de tout faire foirer. Et puis, après avoir balancé ce mec par-dessus bord alors qu’on (comprenez les francs-tireurs et moi-même) était sur le toit du château, j’avais préféré m’éclipser rapidement, glissant au passage l’antidote dans la poche d’Amy (je n’avais pas envie de faire mourir ce gamin de cette manière là, je n’assisterais même pas à sa mort, ce n’est pas marrant). J’étais reparti le plus vite possible en direction de ma cache, avant que les cognes ne me tombent dessus.
Alors oui, j’avais reconnue cette fille dès le premier coup d’œil. Et au vu de sa réaction lorsque je dis son prénom, ça ne pouvait être que elle. Car sinon elle ne se serait pas précipité sur des lames cachées, une dans sa manche et l’autre à sa ceinture. Elle se tient en garde devant moi, et je pose rapidement ma main droite sur mon poignard glissé à ma ceinture, prêt à le dégainer si besoin est. Certes, j’aurais pu lui loger une balle entre les deux yeux si elle avait menacée ma vie, mais contre une arme blanche, ce n’est pas très loyal, vous voyez ? Je l’observe, elle et ses armes, et mes yeux ne voulaient pas quitter l’une d’elles en particulière. Elle était tâchée de sang. Et à en juger par la quantité de sang présent sur le métal, il n’avait pas servit à juste égratigner quelqu’un, mais il avait dû rencontrer un gros morceau de chaire... Le couteau retournait à son emplacement d’origine. Surement parce qu’Amy m’avait reconnu. Enfin... non, je ne suis pas sur que ce soit un bon argument. Je l’avais épargnée une fois, elle devrait se méfier des assassins, ils ne laissent jamais partir leur proie entière deux fois...
« Jack. Que me voulez-vous ? »
Du vouvoiement, vraiment ? Je n’ai que trois ou quatre ans de plus qu’elle, ce n’est pas la mer à boire non plus. Ma main est toujours posée sur le manche de mon poignard, dont la lame est légèrement sortie de son fourreau (oui, elle est protégée, je ne tiens pas à l’émousser inutilement). Cependant, je me détends un peu. Je doute fort que la petite m’attaque si je lui réponds simplement, sans montrer de signes d’agressivité. Je devrais plus me méfier, je le sais. Les personnes les plus dangereuses sont souvent celles que l’on soupçonne le moins. Quoique, le fait d’avoir vu ce couteau teinté de rouge me fasse me poser des questions quant à la jeune fille. Peut être n’est elle plus aussi « sage » qu’elle a pu l’être ? Peut être même qu’elle n’est plus aux côtés des francs-tireurs ? Non, c’est ridicule. Elle semblait vraiment investie pour sa cause, je ne l’imagine pas quitter ce groupe.
« Cela fait un moment que je vous cherche, gente Demoiselle. Je tenais à vous remercier de m’avoir restitué mon bien. »
J’accompagnais mes paroles d’une petite courbette ridicule, ne lâchant pas pour autant la fillette du regard. Non, je ne me moquais pas d’elle quant à son vouvoiement envers moi... Pas du tout. Bon, d’accord, un peu. Je voulais juste lui faire comprendre que de s’adresser ainsi à moi est ridicule. Entre gamins de la rue, autant se tutoyer, non ? Je suis sur que même si elle et une justicière et moi un meurtrier, on a beaucoup plus en commun qu’elle ne le pense.
Aucune âme qui vive ne passe dans cette rue sombre, hormis Amy et moi-même. Au moins, on peut être tranquille pour parler. Enfin, c’est ce que je crois. Un bruit métallique ce fait entendre à ma gauche. Je tourne vivement la tête, pliant légèrement mes jambes, prêt à dégainer mon poignard si besoin est. Un chat noir. Un fichu matou venait de faire tomber un morceau de métal, et il marchait tranquillement dans la rue, sans se soucier du raffut qu’il faisait. Je me détendis et braquais de nouveau mon regard dans celui bleu de la jeune fille. Ouais, cet endroit est vraiment glauque, il n’y a pas à dire.
   

   
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Mer 14 Jan - 20:39
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J’avoue que là, je n’ai pas fait malin. Quoi que, c’est une habitude que j’ai prise, aussi. De quoi je parle ? De la lame de mon poignard, ensanglantée. Mais pas quelques petites taches de sang comme pour se protéger de quelqu’un, non, une lame rouge, toute rouge. C’est du sang frais, il date d’hier soir. Je m’en souviens très bien. C’était à la sortie d’un bar, tard la nuit, j’avais suivi ce bourge ( assez beau, on peut le dire… quel gâchis allez-vous me dire, mais ce qui lui a nié c’est son argent ) jusque devant chez lui, à quelques pas de sa porte. Il m’avait vu, un air « terrifié » par mon grand sourire d’enfant innocent sur le visage. Et là, j’avais sorti mon revolver, et une balle silencieuse l’avait transpercé en plein milieu du torse. Il agonisait. Et moi, je m’approchais de lui, pour laisser mon poignard se faire un passage jusque son cœur. Mort. Mais comme ce n’était pas drôle, il n’avait pas crié, je décidai de me venger pour cette balle perdue inutilement. Je l’égorgeais tel un cochon destiné à la viande, et j’attrapais l’argent dans les poches du corps inerte. Je traînais sa tête sur le pas de la porte, toquais à celle-ci, et, partis sur les toits, jusqu’à entendre un cri horrifié et des pleurs. Un sourire carnassier montait à mes lèvres. Enfin bon, vous voyez un peu mieux la scène.

Je rangeais ce poignard ensanglanté, tout en gardant une lame pointée vers le Phoenix. Je doute que ce ne soit pas une coïncidence, qu’il soit là, dans cette rue. J’ai réussi à l’éviter quelques mois, me doutant qu’il reviendrait pour terminer son travail échoué, c’est-à-dire, me tuer. Un assassin laisse rarement ses otages ou victimes vivantes en vie une seconde fois. Et je sais de quoi je parle, en fait. Quoi que moi, je les tue en une fois. Mais un jour, je me trouverai un souffre-douleur à torturer pour couper ma soif de sang et de cris d’agonie et de souffrance. Un frisson de bonheur me parcourut à cette pensée. De l’agonie… Du sang… Je suis en manque actuellement. Et c’est là que je lançais : « Jack. Que me voulez-vous ? »

A force de vivre dans la rue, de côtoyer des personnes naïves et plus âgées que moi, j’ai pris des habitudes. Un peu trop d’habitudes. Comme parler, sourire et vouvoyer. Vous voyez, avec Sherlock Holmes, je l’appelais Monsieur. Tout le temps. Et à vrai dire, Billy, Peter, Charlie aussi le vouvoient et l’appellent Monsieur… Tom, c’est moins important. Lui, c’est un je m’en foutiste de première vous voyez ? Black Tom de Kilburn, la racaille d’Irlandais et la tête de pioche. Mais il n’empêche que c’était un gars bien… Enfin, c’est toujours, même si j’essaye d’éviter les Francs-Tireurs en ce moment. Je me répète mais, ils trouvent toujours des liens là où il ne semble pas en avoir … Alors qu’il y en a. Maintenant que je me suis améliorée à la course sur les toits, j’essaye de surveiller un minimum ce qu’ils font, malgré qu’il y est toujours Tom dans leur rang… Il ferait un très bon complice, la tête de pioche. Enfin, un jour, je changerai peut-être cette habitude de vouvoiement.

« Cela fait un moment que je vous cherche, gente Demoiselle. Je tenais à vous remercier de m’avoir restitué mon bien. »

Je le regarde se courber ridiculement devant moi. Amusant. C’est un comique lui, dites donc. J’hausse un sourcil, le visage impassible, sans même un sourire « amusé ». Quel gamin. Je me demande comment il a pu faire pour vivre dans la rue en étant aussi gamin que ça… Pathétique le marmot. Je le fixe intensément, avec une rudesse assez… inquiétante, d’après mes anciens amis. Mais le message est passé, je ne ferais même plus un effort pour être « polie » avec lui, de toutes façons, il ne le mérite pas. Un bruit métallique se fait entendre à ma droite, et je tourne la tête vivement. Mon réflexe  premier étant de sortir mon revolver et de le pointer vers l’origine du bruit. Un chat. Un chat noir. Je baisse mon revolver, avant de le ranger. Bon, ouais, j’aurai pu faire plus discret avec mon arme… Ce sont des réflexes, je n’y peux rien. Même si là j’me suis un peu mal foutue, parce que j’avais « oublié » que le grand gamin était là. Et qu’il ne savait rien de mes nouvelles occupations. J’avais gardé mon couteau dans ma main gauche et avais rangé mon revolver de ma main droite. Mon regard revint se planter dans celui de Jack.

« C’est qu’tu fais un bon bourge quand tu veux, toi. J’sais juste ce que ça fait d’être un assassin sans son flingue et c’pas à notre avantage quand on l’a pas ou quand on l'oublie… »

Un sourire carnassier monte à mes lèvres. Il n’avait pas été fin, sur ce coup-là…

« Encore moins quand on l’oublie sur une scène de crime. »


   

   
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Jeu 15 Jan - 20:24
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Fichu chat. Je n’aime pas les chats. Ils sont agiles et se glissent sans mal sur les toits et autres recoins escarpés. Ils ont un pas de velours et se glissent n’importe où sans que personne ne les remarque. Ils sont doués, et ça m’énerve. Ca m’énerve parce qu’ils sont doués, et ils le sont naturellement. Ils n’ont pas besoin de s’entraîner, de parfaire leur équilibre, puisqu’il est déjà parfait. Alors oui, je suis jaloux d’eux. Jaloux parce qu’ils ont tout ce qu’un assassin pourrait rêver d’avoir. Grâce, finesse, discrétion. Mais d’un autre côté, je les admire. Pour leur déconcertante facilité à se hisser sur un mur haut de trois mètres, pour leur facilité à se fondre dans l’ombre de la nuit, et pour tellement d’autres choses.

Je remarque le revolver qu’a tiré Amy de sa poche. Inquiétant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit. Je n’imagine pas ce cher Sherlock armer des gamins qui pourraient se tuer en tenant leur arme par son mauvais bout... A moins que les francs-tireurs n’aient pris des dispositions radicales pour faire régner leur justice ? LEUR  justice ? me demanderiez-vous. Je vous répondrais que justice et justiciers n’est qu’un terme vague et peu précis. Ils veulent mettre bandits, malfrats, meurtriers et autres voyous sous les verrous car ils ont supposément fait quelque chose de mal. Mais ne se sont-ils jamais dit que ces mêmes brigands tentaient de se rendre justice eux-mêmes ? Est-ce vraiment voler si c’est pour nourrir sa femme et ses enfants ? Est-ce vraiment arnaquer en truquant des jeux de cartes si c’est pour amuser son fiston qui vient de perdre sa mère ? Est-ce vraiment assassiner si c’est pour protéger sa famille ? C’est en cela que la justice est bien différente pour chacun de nous.

Pardon, je m’égare. Nous n’avons pas le temps de revenir à cette arme présente entre les mains de la jeune fille, elle est déjà retournée se loger dans sa poche. Pas le temps de s’attarder non plus sur sa réaction quand à son sourcil haussé, qu’elle me répond, sans la moindre trace d’amusement sur le visage. C’est l’éclate totale ici dites-donc.

« C’est qu’tu fais un bon bourge quand tu veux, toi. J’sais juste ce que ça fait d’être un assassin sans son flingue et c’pas à notre avantage quand on l’a pas ou quand on l'oublie… »

Il y a moyen de faire pause et de revenir en arrière ? J’sais juste ce que ça fait d’être un assassin. Quand je disais que ce vieux détective ne mettrait jamais d’arme à feu entre les mains de gamins, j’avais raison ! Amy n’est plus des francs-tireurs, j’en suis persuadé. Il n’y a qu’a voir comment elle parle comme si elle était une meurtrière, et ce avec un détachement qui met mal à l’aise. Notre avantage. Si j’avais pensé un jour que la fillette pouvait se considérer comme l’un des « nôtres », j’aurais rigolé de ma stupidité –ou peut être de ma naïveté, allez savoir.  

« Encore moins quand on l’oublie sur une scène de crime. »

Il n’y a pas de doutes possibles. Cette fille a changé de camp. Trop d’indices qu’elle donne laisse penser qu’elle s’est tournée vers le côté sombre. Mais, justement, n’y a-t-il pas TROP d’indices ? N’est ce pas un peu gros que je la cherche pendant des semaines, et qu’elle me tombe par hasard dessus, dans une rue malfamée ? N’est ce pas trop de coïncidence qu’elle se qualifie elle-même comme assassin et qu’elle est un revolver à la main ainsi que des lames qui ne sont pas très nettes ? Elle doit se jouer de moi. Oui, c’est cela, sans autre explication possible. Elle veut surement me mener dans un piège. Lequel encore, je n’en sais rien. Mais je ne vois que ça. Une fillette à la bouille d’ange telle qu’elle ne peut pas être une menace pour les autres. Méfie toi toujours des apparences mon fils. J’entends encore la voix de mon père raisonner à mes oreilles. Mais cette fois il se trompe. Surement. Peut-être. Ou alors c’est moi qui suis parano. Cela j’en suis sur.  Un peu dérangé aussi.  Mais ça, on s’en fiche. N’est ce pas ?  Mais oui.  Bien sur.

« Un simple « de rien » m’aurait suffit, tu sais ? »

Je m’arrête juste le temps de glisser un sourire mi-ironique mi-amusé sur mon visage. J’aime les gens qui ont du répondant et ne cherchent pas des réponses toutes simples aux phrases qu’on leur lance. Il est plus marrant de discuter avec quelqu’un d’aussi déjanté que soit. Bien que le terme est un peu fort. Mais on s’en fiche.

« Tu ne fais donc plus partie de la bande de ns chers francs-tireurs ? L’oiseau s’est envolé du nid et vole maintenant de ses propres ailes ? Et pas sur n’importe quel chemin il faut croire ! »

Je marque une courte pause, en profitant pour jeter un œil autour de moi et plus particulièrement sur les toits. Il faut toujours se méfier, lorsqu’on est quelqu’un de la rue.

« Ou bien alors est-ce que tes cheeeeers petits amis de mini-justiciers se cachent dans le coin, dans l’espoir de me pincer ? Ils doivent être cacher derrière une de ces poubelles je suis sur. Ou peut être sont-ils sur les toits, et qu’ils nous observent tranquillement, attendant le bon moment pour me sauter dessus. Quoi que je les vois mal jouer à l’araignée ici, les lieux sont étroits, n’est ce pas ? »

Mon sourire amusé s’élargit sur mon visage. Qu’il est marrant de manier l’ironie en si bonne compagnie ! Car je ne doute pas un instant que la jeune fille me réponde avec aplomb et assurance. C’est la marque de fabrique de ces morveux de francs-tireurs après tout, non ?

   

   
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Ven 16 Jan - 21:50
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Ce qui a le don de m’agacer, ce sont les chats qui font une connerie et qui se barrent comme si ils n’avaient rien fait. Ils me ressemblent un peu, allez-vous me dire. Non, moi, je ne fais pas de conneries. Je fais des meurtres. Et mes meurtres ne sont pas des conneries, sachant que je prends leur argent pour que moi je puisse vivre. C’est la chaîne des meurtres comme je l’appelle. Je tue, je prends l’argent, je vis, on me tue, on prend mon argent, et ainsi de suite. Sauf que moi, je ne vais pas me faire tuer maintenant, parce que c’est celui qui désire me tuer qui va mourir. Depuis un moment je laisse ma « carte de visite » sur mes cadavres, je les égorge. On retrouve souvent quelques mètres plus loin, leur tête, ensanglantée et crispée dans d’affreuses souffrances… J’adore les chats, leur agilité, leur facilité à se glisser entre les gens. J’aimerais tellement être un chat… meurtrier. Qui soupçonnerait un chat, sérieusement ? Une des qualités serait de se glisser si facilement entre les gens… Quoi que, qui me soupçonnerait moi ? La petite fille à la bouille d’ange ? Qui penserait à moi en mal ? Qui ( à part mes cadavres… ) ? Qui penserait que la gentille petite Amy était tombée si bas ? Personne.

Enfin, bon. J’ai manqué de tirer sur le chat ( je l’aurai tué sur le coup, de toutes façons… ), mais, ce n’est qu’un chat. Il fait de mal à personne, mis à part ceux qui pense que les chats noirs portent malheur… Pathétique. Un chat est un chat, c’est plutôt eux qui portent malheur, les personnes qui croient à cette légende urbaine. Si j’avais tiré, j’aurai gaspillé une balle pour mes prochains meurtres à venir. Je rangeais mon revolver dans ma poche, ne voulant pas le garder encore plus visible par tout le monde. Je n’ai pas la foi d’attendre ce soir, entre nous. Plus vite je me retirerai des pattes du Phoenix, plus vite je pourrai profiter de la souffrance des personnes. A cette pensée, je voulu sourire, mais non. Si je souris, il pensera que j’ai « aimé » sa petite blague et sa petite courbette de bourge. Et c’est tout le contraire… Gamin.

C’est alors que je lui lançais qu’il ferait un bon bourge et.. Que j’eus donné des indices quant à mon nouveau chemin. Sûrement trop gamin pour y croire lui, éternel enfant. Je marquais un temps de pause, pour venir par la suite lui rappelé son lamentable échec de prise d’otage complète. Oublier son revolver sur une scène de crime… Même le plus con de Londres ne l’aurait pas fait. Je me rends compte que si je ne lui avais pas ramené, il aurait bien été dans la merde si puis-je dire. Mais bon… Ma bonté et ma sagesse de ce temps-là avaient agis… Et je le regrette aujourd’hui. Je n’aurai pas eu à racheter un revolver si je l’avais gardé. Et j’aurai pu commencer l’art du poison avec l’argent qu’il me restait. Mais bon, à l’époque, j’en avais décidé autrement.

« Un simple « de rien » m’aurait suffit, tu sais ? »

Un léger sourire étire mes lèvres. Il n’a rien d’autre à dire, celui-là. Et puis, ce n’est pas dans mes habitudes de répondre aussi simplement à une question qui mérite une réponse beaucoup plus approfondie. C’est une manie que j’ai depuis un moment déjà, répondre de longues phrases ( ou critiques, aussi ) et si possible, d’en profiter pour rappeler des actes idiots de la personne en face de moi. Je doute qu’il aime quand on se défile aussi vite que répondre « de rien » à une phrase voulant placer de l’ironie… Totalement pas drôle. Un nouvel échec, mon cher Jack.

« Sûrement, mais je n’aurai pas pu te rappeler ton lamentable oubli d’il y a quelques temps… »

Un clin d’œil suit cette phrase. J’ai bien appuyé sur le mot lamentable. De toute façon, s’il s’énerve, il n’est pas le seul à être lourdement armé. J’ai à peu près cinq lames, si cela n’est plus, un revolver chargé et silencieux et puis pour les gars, la technique du bon coup de pied là où ça fait mal. Ou encore mieux, une balle. Une balle silencieuse… Oh, ça, ça doit être top pour la souffrance. Je regarde autour de nous d’un œil furtif, on ne sait jamais, à Londres, beaucoup de personnes voient ce qu’ils n’ont pas à voir. Et ça se fini très mal pour eux, très souvent. On ne laisse jamais quelqu’un vivant lorsqu’il a vu quelque chose qui peut rapporter aux cognes. Ce qu’ils trouveront, les cognes, se sera juste le corps de la personne leur ayant dit quelque chose. C’est simple, non ? Oui, et pourtant, ils s’obstinent à vouloir parler. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ce qu’il voit, ça va lui arriver. Enfin, passons. Je fixe Jack, lorsque celui-ci prend la parole.

« Tu ne fais donc plus partie de la bande de nos chers francs-tireurs ? L’oiseau s’est envolé du nid et vole maintenant de ses propres ailes ? Et pas sur n’importe quel chemin il faut croire ! »

Je sens qu’il va continuer à rajouter quelque chose, donc je vais me taire. Je lui lance juste un regard noir, tellement noir que… Je me fais peur moi-même, en fait. Puis, assez pourri comme métaphore son truc. C’est que le bourge pourrait devenir poète… Ou pas. Je croyais que les nouvelles allaient plus vite dans Londres, ça me déçoit de vivre dans une ville comme ça. C’est pas drôle, il n’y a pas assez de bouche à oreilles ( mais par contre du bouche à bouches, il y en a… Et part pour sauver quelqu’un vous voyez ).

« Ou bien alors est-ce que tes cheeeeers petits amis de mini-justiciers se cachent dans le coin, dans l’espoir de me pincer ? Ils doivent être cachés derrière une de ces poubelles je suis sûr. Ou peut-être sont-ils sur les toits, et qu’ils nous observent tranquillement, attendant le bon moment pour me sauter dessus. Quoi que je les vois mal jouer à l’araignée ici, les lieux sont étroits, n’est-ce pas ? »

Je lève les yeux au ciel. C’est moi ou il est con ? Je jette un coup d’œil autour de nous, sur les toits, à notre droite puis notre gauche. Puis je le fixe, un sourire amusé sur le visage. Il cherche le compliqué là où il n’y en a pas.  

« Je croyais que les nouvelles allaient plus vite, ici. Et puis, j’te rassure, si les francs-tireurs avaient voulu t’chopper, ils l’auraient d’jà fait. »

Et ça, j’en suis sûre, c’est pour avoir travaillé longtemps avec eux, que je sais leurs capacités. Je marche une légère pause, puis je continue.

« D’ailleurs, il me semble que quelqu’un te vole la vedette sur les meurtres… En c’moment… »


Un sourire carnassier sur le visage, je continue de le fixer de mes yeux sombres. Ce quelqu’un c’est moi.

« Quelqu’un qui n’s’est pas encore fait choppé… un vingtaine de meurtre en l’espace de quelques jours, tous décapités, ça t’dit rien, le « Phoenix » ? »



   

   
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Sam 17 Jan - 11:38
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« Sûrement, mais je n’aurai pas pu te rappeler ton lamentable oubli d’il y a quelques temps… »

Voyez vous donc ! Mais c’est que la petite est rebelle dites moi. C’est une bonne qualité. Beaucoup de jeunes se laissent marcher dessus par leurs ainés, et ça ne leur apporte rien de bon. Mais il n’empêche qu’elle m’a blessé dans mon orgueil la fillette. J’ai certes fait un oubli, mais n’aurait-elle pas oublié en retour que j’avais épargné sa pauvre vie insignifiante ce jour là ? Que j’avais préféré laisser en vie la pauvre fillette pathétique qu’elle était, plutôt que de l’abattre d’un coup silencieux ? Oh, mais si elle voulait, je pouvais toujours remédier à cela. Peut être se souviendrait-elle qu’elle aussi a lamentablement oublié le fait que je l’ai épargnée.

Le dos de ma main droite essuie machinalement ma bouche, comme à chaque fois que je prends un sujet trop au sérieux. Il est ridicule que je m’énerve pour cela. Après tout, elle est beaucoup plus jeune que moi, je n’ai aucun intérêt à porter à son jugement. Ma main gauche est posée sur mon couteau et joue machinalement avec le manche de celui-ci, sans que je m’en rende réellement compte. Je faisais part de mes pensées quant au fait qu’elle n’est surement plus de la bande des francs-tireurs, ou peut être que ceux-ci m’attendent tapis dans l’ombre.

« Je croyais que les nouvelles allaient plus vite, ici. Et puis, j’te rassure, si les francs-tireurs avaient voulu t’chopper, ils l’auraient d’jà fait. »

Combien de fois encore comptait-elle me rabaisser dans mon estime ? Si elle voulait finir une balle dans le crâne, il fallait me le demander directement, ça aurait été plus rapide. Mes doigts ne cessaient de jouer sur le manche de mon couteau. C’est donc tout naturellement que la lame sortie de son fourreau, et glissa entre mes doigts. Je m’amusais à la faire tourner dans ma main, fixant droit dans les yeux ma très chère interlocutrice.

« D’ailleurs, il me semble que quelqu’un te vole la vedette sur les meurtres… En c’moment… »

Je regarde son sourire à la limite du sadisme se dessiner sur son visage. Si je n’arborais pas moi-même de temps à autre ce sourire, j’en aurais eu des frissons.

« Quelqu’un qui n’s’est pas encore fait choppé… un vingtaine de meurtre en l’espace de quelques jours, tous décapités, ça t’dit rien, le « Phoenix » ? »

Amy parlait avec tant d’entrain dans la voix de ces meurtres, que ça aurait pu en être flippant pour quelqu’un de normal. Par normal, j’entends quelqu’un qui n’est pas aussi dérangé que moi, évidemment. Car la normalité est quelque chose de bien compliqué aussi... Enfin, là n’est pas le sujet du jour, alors revenons à nos moutons, voulez-vous ? Bien sur que j’ai entendu parler de cet assassin qui égorge à chaque fois sa victime comme un porc destiné à l’abattoir. Et il me faisait de l’ombre. Beaucoup trop d’ombre. Le Phoenix que je suis est connu dans tout Londres, et je suis fier de ce titre. Mais le nom qu’est entrain de se forger cet égorgeur prend de plus en plus d’ampleur de jour en jour. Il ne se passe pas une journée sans qu’une tête soit détachée de son corps par ce tueur en série. J’ai étudié son cas, voulant à tout prit me renseigner sur ma concurrence. Je n’ai pas appris grand-chose, si ce n’est que les victimes ne semblent avoir aucun lien.

« Pour qui me prends tu, fillette ? Je peux m’avérer presque aussi perspicace que ce cher Holmes lorsqu’il s’agit de me renseigner sur mes confrères, vois-tu. »

Je range d’un coup sec mon couteau dans son étui, avant que j’empoigne à pleine main la lame. Parce que je sens que mes nerfs commencent à jouer avec moi, et que mon cerveau s’y met aussi. Le malin avait décidé de me faire croire que ce nouvel assassin qui cour désormais les rues pourrait me voler la vedette. Mais on ne remplace pas un phœnix.
« Mais me salir les mains, ce n’est pas pour moi. Je préfère largement planter un couteau dans l’estomac, au moins je ne risque pas de salir ma chemise préférée ! Et puis, c’est plus marrant, au moins, on peut entendre les cris de douleur de la victime pendant de longues minutes. Souvent, ils implorent leur maman. Ou dieu. Comme c’est pathétique, n’est ce pas ? »

Je laisse un sourire mi-amusé mi-sadique flotter sur mon visage. Pourtant, une question taraude mon esprit. Se pourrait-il qu’Amy soit cet assassin ? C’est idiot. Cette fille est la bonté incarnée, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Mais ne serait-ce pas là l’un de ses atouts majeurs ? Elle avait laissé trop d’indices, donnés trop d’informations, pour que cette idée ne fasse pas son chemin dans mon esprit.

« Mais dis moi donc, qui es-tu devenue pour parler avec autant de détachement de ces meurtres sanglants ? »

   

   
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Sam 17 Jan - 21:46
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Je regarde le Phoenix passer son dos de main droite sur sa bouche. Oh, on dirait qu’il s’énerve… Je crois que j’ai atteint une partie de mes objectifs. J’adore énerver les gens pour voir leur réaction. Enfin plus maintenant car si ils s’énervent vraiment, je peux les tuer sans aucun soucis. D’ailleurs, pour les meurtres, je n’ai jamais hésité une seule seconde. Et puis, de toute façon, à qui ils vont manquer, mes cadavres ? Je vous le donne en mille… Personne. La mort efface tout. D’ailleurs, même dans le cerveau des vivants, des fois, on peut se demander s’il ne leur manque pas des cases… Je le regarde jouer avec le manche de son couteau, ce qui me tire un léger sourire amusé. Je m’en serai doutée. Il ne peut pas vivre sans ses armes, lui non plus…

C’est à ce moment que je lui répondais que, si mes anciens amis francs-tireurs avaient voulu le chopper, ça serait déjà fait. Je connais les francs-tireurs et leurs techniques, donc je peux l’assurer que si ils avaient voulu le livrer à Holmes, il serait déjà en prison le bonhomme. Je le regarde sortir son couteau et instinctivement, je replace ma lame vers lui. Et moi qui pensais qu’il y avait un moyen de communiquer « normalement » avec lui… Je me suis bien trompée. Ou pas. C’est à voir. Rien n’est perdu je suppose. Je le regarde s’amuser à tourner sa lame dans ses mains, puis lève mon regard pour le plonger dans le sien et le fixer avec une intensité assez forte. Je lui parlais donc de moi-même d’une façon étrange… Sans me désigner directement. En parlant d’une certaine personne qui lui volait la vedette. Ce dont il ne doute pas, c’est que cette certaine personne c’est moi.

Je me décris quelques instants, puis, je le fixe de nouveau. M’amusant à tourner mon couteau dans ma main, sans même craindre un doigt coupé. Je suis trop douée pour ça. Trop douée et agile de mes armes pour me blesser moi-même à cause d’elle. Et cela fait depuis un bon moment que je sais jouer de mes lames, profitant de cette faculté pour torture mes victimes… Ah là là, ça ne fait que quelques heures que je n’ai pas entendu un cri de souffrance et ça me manque déjà. J’ai une soudaine envie de me délecter d’un cri, de plusieurs cris plutôt, ça me manque. Un frisson de bonheur me parcoure tout le corps à cette pensée. Bientôt… Bientôt je pourrais soulager ma soif de sang frais et de sang coulant le long de mes armes. Ma soif de tête décrochée du corps de quelqu’un… Comme ça me manque. Actuellement, je suis bloquée avec un « Phoenix » dans une ruelle sombre et vide avec des chats qui foutent le bordel. Je ne vais pas aller loin.

« Pour qui me prends tu, fillette ? Je peux m’avérer presque aussi perspicace que ce cher Holmes lorsqu’il s’agit de me renseigner sur mes confrères, vois-tu. »

Un grand sourire illumine mon visage. Ses confrères ? Quel humour ! Il ne sait même pas se renseigner sur ceux qui lui font de l’ombre ! Et puis… plus perspicace que Monsieur Holmes ? Non je ne crois pas non. Pour avoir été recueillie et avoir travailler pour lui, je connais le personne, et personne n’est plus intelligent et malin que cette homme ( peut-être moi, au fond… ). Je le regarde empoigné sa lame à pleine main, puis je lui réponds d’un air dégagé et ironique.

« Oh, ça, je n’en doute pas, tu sais… »

Si c’était réellement vrai, il saurait que, déjà, son « confrère »  comme il dit, est une fille. Et il saurait peut-être encore plus… Il saurait peut-être que c’est moi-même, ce boucher. Oui, un nouveau surnom se fait entendre dans les rues de Londres, « le Boucher ». Charmant, n’est-ce pas ? j’aime bien ce surnom.

« Mais me salir les mains, ce n’est pas pour moi. Je préfère largement planter un couteau dans l’estomac, au moins je ne risque pas de salir ma chemise préférée ! Et puis, c’est plus marrant, au moins, on peut entendre les cris de douleur de la victime pendant de longues minutes. Souvent, ils implorent leur maman. Ou dieu. Comme c’est pathétique, n’est ce pas ? »

Oh, comme ça serait dommage qu’il salisse sa « chemise préférée »… Non, en fait je m’en fou. Un vrai assassin se fiche du sang sur ses vêtements et sur ses armes, normalement, sur ses armes, il l’arbore avec fierté. Comme moi en fait. Mon sourire se transforme en un sourire sanglant, sadique et tout ce que l’on veut.

« Tu sais, il me semble que même si il égorge ses victimes, cet assassin profite de leur souffrance… Il me semble »

Non, il ne me semble pas, j’en suis absolument sûre, totalement même. Je me connais !

« Mais dis moi donc, qui es-tu devenue pour parler avec autant de détachement de ces meurtres sanglants ? »

Voilà que la discussion sérieuse commence… Et on dirait qu’il ne s’est toujours pas rendu compte de mon « changement ». Un sourire intéressé étire mes lèvres, et je lui réponds d’une voix amusée :

« Je suis ‘‘devenue’’ moi-même, tout simplement… Et il s’avère que nous n’avons pas la même signification du mot « sanglant », mon cher Phoenix »


Un clin d’œil suit cette phrase, en espérant qu’il aurait ENFIN deviné ce qui se tramait.

   

   
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Mer 21 Jan - 20:13
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Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
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« Oh, ça, je n’en doute pas, tu sais… »

Son sourire et son ton font ressortir toute l’ironie de sa phrase. Il est vrai que Holmes est un homme très intelligent. Et personne à ma connaissance n’est plus intelligent que lui. Mais ce dont je suis persuadé, c’est que son envie de résoudre les crimes de Londres sera sa perte. Ce pauvre homme finira par se tuer au travail, avec une balle logée dans son corps ou un couteau dans l’estomac. Je réponds à la petite que me salir les mains n’est pas mon affaire. Son sourire passe de l’ironie au sadisme, et si je n’étais pas moi-même un meurtrier de longue date, il m’aurait surement fait froid dans le dos.

« Tu sais, il me semble que même si il égorge ses victimes, cet assassin profite de leur souffrance… Il me semble »

Cette fille n’est plus celle que j’ai connue. Elle est différente, bien différente même. En beaucoup de points. Est-ce réellement elle que j’ai pris en otage il y a quelques temps de cela ? C’était une fillette discrète et qui ne parlait que peu. Et dont la vue du meurtre avait semblé la révulser. Et voilà que maintenant, elle parle avec détachement du sang et des cris d’agonie des victimes. De SES victimes ? Le doute quant à sa véritable identité s’insinue en moi. Je lui demande quel genre de fille elle est devenue, pour parler ainsi.

« Je suis ‘‘devenue’’ moi-même, tout simplement… Et il s’avère que nous n’avons pas la même signification du mot « sanglant », mon cher Phoenix »

Sa voix amusée et son clin d’œil sont assez éloquents, n’est-ce pas ? Il est clair qu’elle n’est plus celle qu’elle était, et que sa transformation ne s’est surement pas faite sur le « bon » chemin. Il n’y a plus aucun doute à avoir, c’est bien elle qui sévit dans les rues de Londres. C’est bien elle qui égorge des personnes au hasard comme des porcs destinés à l’abattoir. C’est à elle qu’appartient le surnom qui commence à se faire connaître dans la ville. Le Boucher. Il serait plus judicieux de l’appeler la Bouchère dans ce cas. Enfin soit, la manière dont on l’appelle n’a aucune importance. Ce qui compte, se sont les actes, rien de plus. Un petit sourire amusé prend place sur mes lèvres.

« Il est marrant comme les gens peuvent nous surprendre, n’est ce pas ? »

Je ne suis pas vraiment choqué de cette révélation. Certes, je ne m’attendais pas à ce qu’Amy se soit découvert une passion pour le meurtre, m’attendant à un fou furieux qui finirait par se trahir en faisant une erreur. Mais à voir la jeune fille, bien qu’elle soit assoiffée de sang, elle semble relativement posée et mature pour ne pas faire d’erreurs ridicules. J’observe la jeune fille qui se tient devant moi. Sa véritable nature est évidente. Comment ai-je pu passer à côté ? Elle a cette bouille d’ange, cachant facilement derrière l’âme d’un démon.

« Pourquoi un tel revirement de situation, ma chère Amy ? L’équipe des francs-tireurs t’aurait-elle finalement lassée ? »

Bien que je me doute que mon petit kidnapping n’y soit pas pour rien, je préfère l’entendre me raconter son histoire. Car cela m’étonnerait fortement que je n’y sois pour rien dans l’histoire. En suis-je ravie ou non, je ne le sais pas moi-même. Car si elle me vole la vedette dans le Londres malsain, ça pourrait être de ma faute. Mais d’un autre côté, il est délectable d’avoir convertit une âme pure et innocente en meurtrière avérée.


   

   
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Dim 25 Jan - 13:54
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Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
Le hasard fait bien les choses, on dirait.

   
Cette petite rencontre avec mon cher « collègue » le Phoenix m’aura amusée. Il faut dire que l’on ne tombe pas souvent sur un meurtrier à qui on fait l’ombre. J’aime prendre sa place… Il y a quelques temps, tout le monde le redoutait ( d’ailleurs, à l’époque de ma place au sein des Francs-Tireurs, il était le plus redouté, l’homme qui renaît de ses cendres… L’homme, quel humour ! J’aurai plutôt dit « gamin » ), tout le monde avait peur de lui, tous, sauf Sherlock Holmes, bien entendu. Cet homme est la patience et la bonté incarnée, et il n’a peur de personne. Sauf de Percy, Bloody Percy, peut-être. Cet homme à la canne dissimulant un couteau…. Tom avait failli se faire égorger par cet homme, il y a quelques mois ( ou années, je n’ai plus la notion du temps depuis bien longtemps ) de cela. Cet homme, je le trouvais répugnant, sadique, tout ce que vous souhaitez… Quelle insouciance j’avais ! Et maintenant, regardez qui se fait connaître sous le nom du Boucher, le fameux meurtrier qui égorge ses victimes et qui fait de l’ombre aux plus anciens et plus répugnants meurtriers… Regardez qui c’est ! C’est la gentille Amy, la gentille petite fille à la bouille d’ange, la Franc-Tireuse, la bonté, la gentillesse incarnées ! Quelle ironie du sort, vous ne trouvez pas ?

Je regarde le léger sourire prendre place sur le visage de mon cher ami Jack, serait-ce ce que je pense ? Aurait-il enfin compris l’ironie dont je fais part dans mes phrases ? Aurait-il ouvert les yeux avant tous les autres habitants de Londres ? Un gamin comme lui peut-il comprendre des phrases et des jeux aussi subtils que les miens ? J’en doute. Mais les gens changent, vous savez… Regardez-moi ! J’en suis la description vivante ( peut-être plus pour longtemps ) ! J’hausse un sourcil, mon éternel sourire carnassier et sadique à la fois sur les lèvres. J’aime ce chemin, mon nouveau chemin, celui du meurtre, du sang, de la mort, de la boucherie, de la souffrance, des cris, de tout. Qui pourrait penser que je suis le démon incarné ? Personne, personne. Et si ce gamin est assez intelligent pour comprendre mes messages subliminaux, peut-être sera-t-il le premier à… Me voir pour de vrai ? Ne plus voir la gentille gamine pathétique que j’étais ? Oh, quel doux rêve pour moi, la Bouchère.

« Il est marrant comme les gens peuvent nous surprendre, n’est-ce pas ? »

Mon petit sourire habituel se transforme en un grand sourire, dévoilant mes belles dents blanches. J’hausse les sourcils d’un air dédaigneux, oh oui, comme c’est drôle. Non ce n’est pas amusant, c’est… Je ne sais pas comment décrire ça, mais ce n’est pas vraiment amusant au sens propre… C’est plutôt… Comment dire ? Divertissant, voilà ! Je plisse les yeux puis, avec une voix enjouée, celle qui était grave, monotone il y a quelques minutes, je lance :

- C’est divertissant, en effet, mon cher Phoenix…

Oui, mon humeur et ma voix peuvent passer de la tristesse ( je ne suis jamais triste en réalité, mais j’ai un excellent jeu d’actrice, vous savez ), du grave à… en un claquement de doigt, un rire psychopathe ou un grand sourire terrifiant. J’aime trop vivre dans le danger, ça change des autres personnes vivant dans ce monde pollué et… baigné dans le sang versé par de dangereux psychopathes comme moi… Et le Phoenix. Je doute que lui l’assume, un pauvre gamin perdu comme lui ( je sais qu’il est plus vieux que moi, mais bon, comment dire… sa mentalité me fait douter parfois ) ne doit pas vraiment voir la vérité en face. Quelle vérité ? Celle que c’est un psychopathe et que je suis en train de lui faire de l’ombre ! J’entends mon surnom dans toutes les rues, en ce moment… Mais pour eux, ces innocents et pathétiques humains, je suis juste une fillette sympathique. Comme les gens sont naïfs, vous ne trouvez pas ?

« Pourquoi un tel revirement de situation, ma chère Amy ? L’équipe des francs-tireurs t’aurait-elle finalement lassée ? »

Voilà une conversation qui ne m’intéressait guère. Je ne vois pas pourquoi il aurait besoin de savoir le pourquoi du comment, ça me regarde moi et uniquement moi. Pas lui, pas un Phoenix qui devient de moins en moins connu grâce à moi. Cependant, mon sourire reste le même, celui qui provoque et qui met mal à l’aise. J’excelle dans cet art… A m’écouter, j’excelle dans tout, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est vrai. Pourquoi un tel revirement de situation ? Bonne question, bonne question… Je ne sais pas moi-même à vrai dire ! Qui peut choisir son avenir ou même son passé ? Personne ! Et moi, je suis partie sur un chemin qui ne me convenait pas… pas du tout même ! Je passe une main dans mes cheveux afin de les remettre dans mon dos. Pourquoi s’intéresse-t-il à cela ?

- Un tel revirement de situation… Tout le monde fait des erreurs, je pense que tu le sais ça ? Eh bien, l’une des miennes a été de choisir un chemin… qui ne me convenait pas !

Je le fixe avant de faire un pas sur le côté, puis, de faire quelques pas autour de lui, mes mains jointes dans mon dos, à la manière d’un… de moi en fait, d’un psychopathe. Je passe à sa gauche, tout en lui répétant quelque chose qui ne va pas lui plaire.

- Les erreurs… Tu connais bien ce domaine, je me trompe mon cher ?


Mon léger rire strident résonne dans la ruelle, puis je me stoppe avant de passer à sa droite, en marchant, tête vers le sol. Avant de murmurer, d’une voix faible mais quand même audible :

- Si elle m’aurait lassée…

Je me stoppe dans ma phrase, puis revient de placer devant lui, mon sourire, grand sourire, sur les lèvres, puis, je continue :

- C’est juste que nous n’avions pas… Les mêmes techniques pour remédier à nos problèmes. Et puis…

Je me stoppe de nouveau dans ma phrase, perdant mon sourire, je fixe mon cher collègue dans les yeux. Puis, d’un coup, mon grand sourire revient et je termine :

- Vivre au dépend d’un autre, ça ne m’intéressait pas.

   

   
(c)Val'

   
Mer 28 Jan - 17:08
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- Et alors ?! Il faut bien jouer avec quelque chose !



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« On ne devrait jamais s'en vouloir de pleurer. Jamais. »


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Le Phoenix

   
Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
~Le hasard fait bien les choses, on dirait. ~Faux, c'était le destin cette fois.

   
- C’est divertissant, en effet, mon cher Phoenix…

Un sourire en coin se dessine sur mon visage. Cette fille est étonnante en tous points. Capable de passer du bien au mal sans aucune vergogne, sa voix de passer d’une platitude déconcertante à un ton bien plus enjoué. Je sens que cet échange risque d’être fort intéressant. Je vais essayer de ne pas perdre de plume durant celui-ci. Ou d’honneur du moins. Car une petite voix dans le coin de ma tête me dit qu’Amy a une langue aussi acérée que la lame de son couteau est tranchante.

- Un tel revirement de situation… Tout le monde fait des erreurs, je pense que tu le sais ça ? Eh bien, l’une des miennes a été de choisir un chemin… qui ne me convenait pas !

Je regarde la jeune fille qui tourne autour de moi, tel un rapace autour de sa proie. Sauf que je ne suis pas sa proie. Sauf que si elle tentait quoique se soit contre moi, j’y serais préparé, contrairement à tous ceux qu’elle a tranché jusque là. Et s’il lui venait l’idée folle de me trancher la jugulaire, je me ferai un plaisir de contrattaquer. Rester passif et indifférent, ce n’est pas ma passion vous voyez ? Enfin soit. Ma tête se tourne pour que je puisse continuer à la regarder.

- Les erreurs… Tu connais bien ce domaine, je me trompe mon cher ?

Son rire aigu envahi la ruelle. S’il y avait eu des oiseaux dans les parages, je suis certain qu’ils se seraient envolés à entendre se son. Je ne laisse pas paraître mon irritation face à sa remarque. Ca serait lui faire plaisir. Cependant, elle n’a pas tout à fait tort. J’ai raté une occasion de la tuer par le passé, peut être aurais-je dû. Mais maintenant, j’ai un adversaire à ma taille auquel m’affronter, et ce n’est peut être pas si mal. Je lui demande si les francs tireurs sont donc si inintéressants que ça, pour qu’elle quitte leur groupe après de loyaux et bons services.

- Si elle m’aurait lassée… C’est juste que nous n’avions pas… Les mêmes techniques pour remédier à nos problèmes. Et puis… Vivre au dépend d’un autre, ça ne m’intéressait pas.

Cette morveuse me ressemble surement plus que je ne me l’imaginais... Ou qu’elle-même ne l’imagine. Ou du moins, dans les jours où je suis d’humeur à parler avec les gens. Car quand ce n’est pas le cas, ceux qui viennent me chercher des poux le regrettent bien souvent. Enfin non, pas vraiment. Ils le regrettent toujours. Mais soit, brûler des gens ou les découper en rondelles n’est pas vraiment le sujet du jour. Aujourd’hui, il s’agit de s’étonner qu’une petite fille bien sage au service d’Holmes en soit arrivée à écorcher, trancher et décapiter beaucoup d’hommes qui croisent son chemin. Car oui, ce ne sont que des hommes. Etrange, vous avez dit étrange ? Je ne trouve pas. Après tout, tous les tueurs ont une motivation différente. Peut être que celle d’Amy l’oblige à ne tuer que des hommes. Mon rire s’échappe de ma gorge. Un grand sourire est dessiné sur mes lèvres. Je calme mon rire froid, bien que ne cachant pas un certain amusement.

« Je désespérais de trouver enfin un adversaire à ma taille. C’est chose faite maintenant. »

Je regarde Amy droit dans les yeux, le regard pétillant de malice. Oh que oui, ces retrouvailles sont fortement intéressantes. Et au plus haut point. Qu’il peut être ennuyeux d’être le seul tueur en série de Londres que ce cher Holmes n’arrive pas à pincer malgré tous ses efforts ! Oui, ça en devient triste, vraiment. Ce n’est pas marrant de n’avoir personne à dépasser. Se surpasser soi-même c’est bien, mais seulement au début. Un monde sans compétition, c’est vraiment ennuyeux au possible !

« J’ai bien fait de ne pas te tuer ce jour là, Amy. Le destin est bien généreux, tu ne trouves pas ? »


   

   
(c)Val'

   
Ven 27 Fév - 17:02
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La Bouchère

   
Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
Le hasard fait bien les choses, on dirait.

   
Je prends un malin plaisir à faire remonter ses erreurs ( et ses remords aussi… Je me trompe ? ). Je crois que la plus grosse erreur de sa vie aura été de me laisser la vie sauve. A moi, Amy, aujourd’hui mieux connue sous le nom de Boucher. Même si Bouchère me conviendrait mieux. Barbare comme surnom, vous dites ? Non, moi, je le trouve plutôt sympathique. Et très flatteur en plus ! Comment une fillette de mon âge peut faire ce genre de chose ? Voilà une question que beaucoup de personnes se poseraient… Ou bien que Jack se pose actuellement ! D’autres personnes ont des passions telles que… La peinture, le chant, la musique, étudier… Eh bien moi c’est tuer !

Voir quelqu’un se vider de son sang devant mes yeux, cet étrange et intéressant liquide rouge qui hante chacun de nous, et sans qui, on ne peut vivre. Vous voyez, le meurtre, c’est comme le sang, en moi. Sans lui, je ne me sens pas vivante, je suis… Morte, c’est le mot. Je me demande encore, comment et pourquoi j’ai pu faire partie des Francs-Tireurs. Nous sommes si différents, voyez-vous ! Eux sont des anges, qui pourchassent les meurtriers pour le compte d’un détective qui n’est jamais là, toujours en ‘mission’. Pour moi, il n’était pas en mission, quand il n’était pas là. Plutôt à rendre visite à des jeunes femmes ( ou vieilles femmes, allez savoir ! ) qui n’ont rien d’autre à faire que rechercher le plus offrant pour le combler le temps d’une nuit.

Le meurtre est répugnant pour certain, même inconcevable. Parce que vous trouvez que vendre son corps n’est pas répugnant ? Que s’offrir à quelqu’un que vous ne connaissez pas, pour de l’argent en plus de cela, c’est « normal » ? Pas moi. C’est pathétique, idiot… dégueulasse, c’est le mot ! Pourquoi je donne l’impression à mes futures victimes que je suis une fillette qui donne son corps ? Parce que cette idée est tellement pathétique que ça en devient… Amusant, divertissant, même hilarant !

Je souris à mon cher Jack lorsque je précise que vivre au dépend d’un autre ne m’intéressait pas. Pour faire simple, « l’autre » est Sherlock Holmes. Le détective le plus réputé de Londres, qui habite 221b. Baker Street… Tout le monde le sait, cela ! A part quand ce cher homme fait semblant d’être mort et qu’il déménage dans un endroit pas très fréquentable. Oui, il fait ça, bien souvent même. D’ailleurs, tout ça me fait penser aux Francs-Tireurs. J’aimerai bien revoir l’un d’eux, même Watson ( quand même pas, en fait ) ! Juste voir si eux aussi ont évolués… Je n’y crois pas trop, au fond de moi. J’observe mon cher collègue exploser de rire, un rire froid, strident, dans la ruelle vide. Je le fixe avec un regard sombre, mon éternel sourire sur les lèvres, amusée par le comportement immature de mon am… Ami ? Non. Jack.

« Je désespérais de trouver enfin un adversaire à ma taille. C’est chose faite maintenant. »


J’hausse un sourcil, quelque peu étonnée par sa remarque. Parle-t-il donc de moi, la fillette immature à l’époque où il m’a laissée en vie ? Je tourne la tête vers le bout de la ruelle, puis fixe Jack, une lueur amusée dans les yeux malgré le sourire que j’ai perdu en une fraction de seconde. Puis, sur un ton neutre, je lui réponds :

« Pourtant… Ça devrait être facile à trouver, non ? »

Je le fixe dans les yeux, ce qui accentue le fond de ma phrase. Comprenez par-là que je lui reproche qu’il n’est pas vraiment dangereux. Une arme ne crée pas la peur, entre nous… Encore moins lorsqu’on est anonyme. Il me semble que personne ne sait que le Phoenix, c’est Jack. Mis à part Sherlock Holmes, Watson, Billy, Tom, Charlie et… Moi, Amy.

« J’ai bien fait de ne pas te tuer ce jour là, Amy. Le destin est bien généreux, tu ne trouves pas ? »


J’hausse de nouveau les sourcils. C’est qu’il peut être beau parleur, celui-là ! Après tout, il a une gueule de gentleman au fond. Sale bourge. Je soupire un instant, sans sourire, je lui répond :

« Peut-être. Mais… »

Je baisse le regard et ma tête part la même occasion, puis je ferme les yeux. Si il essaye de me tuer pendant ce soi-disant moment de faiblesse, il le regrettera. Je lance d’une voix sèche, sans aucune émotion :

« Tu as dit que j’étais un adversaire à ta taille, alors… »

Je relève la tête d’un coup, un sourire sur les lèvres, les yeux pétillants de malice.

« Alors jouons ! Essaye de te refaire un nom, Phoenix, de sortir de l’ombre, ombre que moi, Amy, te fait. Si tu y arrives on avisera pour un jeu plus divertissant, si tu échoues… Tu seras le plus oublié des Tueurs de Londres ! »

Je lui souris, sans même lui demander si il accepte ou non, car il n’a pas le choix. Je me déplace à sa gauche, passant dans son dos puis, je termine mon monologue :

« Que la partie commence ! »
   

   
(c)Val'

   
Mer 4 Mar - 18:09
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- Et alors ?! Il faut bien jouer avec quelque chose !



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« On est souvent moins attentif quand on ne croit pas qu'une chose puisse arriver. »


« On ne devrait jamais s'en vouloir de pleurer. Jamais. »


« Wicked is good. »
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Le Phoenix

   
Alors, qu'est-ce que tu fous là ?

   
   
~Le hasard fait bien les choses, on dirait. ~Faux, c'était le destin cette fois.

   
« Pourtant… Ça devrait être facile à trouver, non ? »

Je n’essaie même pas de répondre à sa pique. Elle me fait sourire, au contraire. Un sourire ironique. Sous-estimer ses adversaires (car oui, je suis son adversaire, tout le monde est l’adversaire de tout le monde dans les basses rues de Londres), je disais donc que sous-estimer ses adversaires la conduirait à sa perte. Mais ça, ce n’est pas mon problème.

« Peut-être. Mais… »

Oui, le destin est généreux. Ce n’était pas vraiment une question ma chère Amy. Mais cela n’a pas d’importance. Car ce que tu as à me dire m’intrigue au plus haut point.

« Tu as dit que j’étais un adversaire à ta taille, alors… Alors jouons ! Essaye de te refaire un nom, Phoenix, de sortir de l’ombre, ombre que moi, Amy, te fait. Si tu y arrives on avisera pour un jeu plus divertissant, si tu échoues… Tu seras le plus oublié des Tueurs de Londres ! »

Voilà un plan bien alléchant ! Un jeu ! Quoi de mieux pour s’amuser ? Un jeu dangereux qui plus est. Car ce n’est pas ma vie que je mets en jeu (cela n’est pas marrant, je le fais tous les jours), mais plutôt mon nom. J’ai besoin de me redorer le blason (ou de l’ensanglanter, vous qui voyez), car je me suis un peu reposé sur mes lauriers ces temps ci. Un peu trop même, à tel point qu’une gamine tout juste meurtrière arrive à me faire de l’ombre.

« Que la partie commence ! »

Un grand sourire illumine mes lèvres. Un sourire amusé, un sourire de compétition. Je n’en attendais pas moins de la part de la jeune fille. Elle veut s’amuser, on peut le lire sur son visage. C’est une enfant, c’est normal. Mais une enfant qui a été blessée par la dureté de la vie, et qui se retrouve à tuer des gens. C’est triste. Enfin pas pour moi. C’est marrant de voir comment les gens peuvent réagir face à certaines situation.

« Entendu ma chère Amy. Jouons. Nous finissons la première manche, disons... Dans une semaine ? Donnons-nous rendez-vous ici, même heure. »

Je mets mes mains dans mes poches, et m’apprête à partir. Il n’y a pas besoin d’en dire plus. Pas besoin d’éterniser ces retrouvailles non plus. Il serait fort dommage que quelqu’un nous voit et que l’on soit obligé de le tuer. Travailler de duo, quelle horreur ! Je penche le visage vers Amy, et ma bouche glisse quelques mots à son oreille.

« A la semaine prochaine. Si nos chemins ne se recroisent pas d’ici là, bien sur... »

Et je m’éloigne. Sans me retourner. J’enfonce ma tete dans mon col quand quelques goutes de pluie se mettent à tomber.

   

   
(c)Val'

   
Mer 25 Mar - 21:12
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